La nuit précédant le match le plus important de sa vie, Mario Basler n'était pas au lit en train de visualiser le trophée. Il était au bar de l'hôtel. « J'étais assis là jusqu'à 3h30 du matin, alors que tout le monde dormait », raconte-t-il. Quand Uli Hoeneß et Ottmar Hitzfeld ont tenté de l'envoyer se coucher, craignant pour sa forme physique, sa réponse fut cinglante : « Non, je ne vais pas au lit, je dois encore boire des petites bières. Si je ne le fais pas, on ne pourra pas gagner demain. »
Le lendemain, au Camp Nou, Basler était titulaire. Il a ouvert le score d'un coup franc direct magistral dès la 6e minute. À la 89e minute, il est remplacé sous les ovations. Le score était de 1-0. Pour lui, le match était fini. Ce qui s'est passé dans les arrêts de jeu – les buts de Sheringham et Solskjaer – n'est qu'une note de bas de page. « En fait, je suis vainqueur de la Ligue des champions », aime-t-il répéter aujourd'hui. Il a joué, il a marqué, il a gagné son duel. Le reste n'est que littérature.






