Panel Discussion with Arsène Wenger and Jill EllisGetty Images Sport

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Arsène Wenger obtient gain de cause ! La nouvelle règle du hors-jeu proposée par l'ancien entraîneur d'Arsenal obtient le feu vert pour être testée

  • La vision de Wenger pour une nouvelle règle du hors-jeu

    La mission de longue date de Wenger visant à révolutionner la règle du hors-jeu a fait un grand pas vers sa concrétisation. Selon The Mirror, l'ancienne légende d'Arsenal, qui occupe désormais le poste de directeur du développement mondial du football à la FIFA, a vu sa proposition radicale officiellement approuvée pour un essai en compétition. Après des années de lobbying depuis son arrivée au sein de l'instance dirigeante mondiale en novembre 2019, la vision de l'homme de 76 ans va enfin être mise à l'épreuve. Cet essai historique devrait débuter en avril prochain dans la Canadian Premier League (CPL).

    Cette décision marque une victoire importante pour Wenger, qui est resté convaincu que l'application actuelle de la technologie du hors-jeu nuit au spectacle du jeu. Il est un fervent défenseur de la règle du « daylight », qui vise à redonner l'avantage aux joueurs attaquants. Ce faisant, le Français espère finalement voir une augmentation significative du nombre de buts marqués et une réduction de la frustration intense causée par les interventions marginales de l'arbitrage vidéo (VAR).

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    Frustrations liées à la VAR et à la technologie semi-automatisée

    Selon les modifications proposées, un attaquant ne serait considéré comme hors-jeu que s'il y a un espace libre, ou « lumière du jour », entre lui et le dernier défenseur. Cela remet directement en cause le système actuel, basé sur la technologie semi-automatisée de détection du hors-jeu (SAOT), qui pénalise fréquemment les joueurs pour des écarts infimes. Actuellement, si une épaule ou un orteil est considéré comme étant ne serait-ce qu'un millimètre devant l'adversaire, le but est impitoyablement annulé.

    Wenger estime que l'âme du jeu a été diluée par ces décisions incroyablement strictes. De plus, ces décisions marginales prennent souvent plusieurs minutes à vérifier pour les arbitres, le VAR prenant fréquemment environ cinq minutes pour statuer sur les décisions de hors-jeu au plus haut niveau. Il n'a cessé de militer pour que le football revienne en arrière et cesse d'utiliser la technologie pour tracer des lignes numériques, préférant un système où le hors-jeu n'est sifflé que s'il y a un écart visible entre l'attaquant et le défenseur.

  • Expliquer la raison d'être de la règle de la lumière du jour

    Expliquant en détail le raisonnement spécifique qui sous-tend sa proposition ambitieuse, Wenger a mis en avant des précédents historiques et l'impact négatif des technologies modernes sur l'avantage traditionnel des attaquants. Il a souligné que la configuration actuelle laisse souvent les joueurs et les supporters complètement exaspérés. Expliquant sa proposition, Wenger a déclaré : « C'était en 1990, après la Coupe du monde en Italie, où aucun but n'avait été marqué. Nous avons décidé qu'il n'y aurait plus de hors-jeu lorsque vous êtes sur la même ligne que le défenseur. »

    L'ancien entraîneur d'Arsenal a ensuite précisé comment son nouveau système permettrait de rétablir le bénéfice du doute en faveur de l'équipe attaquante. Wenger a ajouté : « En cas de doute, le doute profite à l'attaquant. Cela signifie que lorsqu'il y a une fraction de seconde, l'attaquant a obtenu l'avantage. Avec la VAR, cet avantage a disparu et pour beaucoup de gens, c'est frustrant. C'est pourquoi j'ai proposé que tant qu'une partie de votre corps est sur la même ligne que le défenseur, vous n'êtes pas hors-jeu. »

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    Un environnement idéal pour les essais au Canada malgré le refus de l'UEFA

    Bien qu'elle ait finalement reçu le feu vert pour être testée, la « règle Wenger » proposée n'a certainement pas été accueillie avec enthousiasme par l'ensemble du monde du football. Son idée radicale n'a pas été bien accueillie par l'International Football Association Board (IFAB), où les législateurs du football ont jugé cette réforme trop radicale. De plus, le concept a déjà été officiellement rejeté par l'instance dirigeante du football européen, l'UEFA. Wenger a reconnu ce processus en déclarant : « Nous sommes en train de l'expérimenter. Dans un an, la décision sera prise par l'IFAB, pas par moi. »

    Cependant, le Canada a été identifié comme l'environnement idéal pour cette expérience. La règle du « temps réglementaire » n'a jusqu'à présent été testée que dans des tournois juniors, ce qui fait de la CPL son cobaye le plus en vue. Elle est considérée comme le terrain d'essai idéal : loin des projecteurs européens, mais suffisamment professionnelle pour fournir des informations pertinentes. Il est intéressant de noter que la Canadian Premier League n'utilise pas actuellement la VAR, ce qui signifie que l'essai reposera uniquement sur les arbitres sur le terrain.

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