On dit souvent que la magie de la FA Cup s’est estompée avec le temps. Le troisième tour de cette édition n’a d’ailleurs pas été particulièrement riche en surprises. Mais lorsque le plus grand exploit de l’histoire de la compétition se produit, impossible de rester insensible à ce que représente encore la plus vieille coupe du football mondial.
Il existait 117 divisions d’écart entre Macclesfield et Crystal Palace au coup d’envoi. Si certains imaginaient un match accroché, très peu envisageaient une élimination du tenant du titre dès son entrée en lice, quelques mois seulement après son sacre à Wembley. D’autant plus qu’Oliver Glasner avait aligné une équipe solide, avec notamment Marc Guéhi, Adam Wharton ou Yeremy Pino.
Et pourtant, Palace est tombé. Battus 2-1 à Moss Rose, les Londoniens n’ont jamais vraiment maîtrisé leur sujet. Le coup franc de Pino dans le temps additionnel n’a servi qu’à sauver l’honneur, tandis que le stade explosait de joie. Une récompense immense pour un club et des supporters qui ont vécu l’enfer en 2020, lorsque Macclesfield Town avait été rayé de la carte.
Depuis, le club « phénix » a patiemment gravi les échelons. Mais jamais il n’avait vécu un moment aussi fort. John Rooney, entraîneur et frère de Wayne, peinait à retenir ses larmes au micro de la BBC, parlant d’un résultat « incroyable ». Le mot est faible.
Oui, malgré tout, la magie de la FA Cup existe encore, et elle s’est rappelée au bon souvenir de l’Angleterre, le temps d’une soirée inoubliable dans le Cheshire.