Presnel Kimpembe PSG Barcelona Champions League 14022017

PSG - Et si la rotation des défenseurs profitait à Presnel Kimpembe ?

"On va jouer, dans les prochains mois, plusieurs matches par semaine. Cela fait beaucoup de semaines sans jouer pour un des trois. Nous allons travailler comme ça toute la saison. Les rotations ont été planifiées ainsi." Unai Emery a été limpide. Au lendemain de la titularisation de Presnel Kimpembe, au côté de Thiago Silva, à la place de Marquinhos lors de la 3e journée de Ligue 1, le technicien basque s’est expliqué. Cette saison, il entend équilibrer les temps de jeu de ses trois défenseurs centraux en effectuant un turnover régulier. Une bonne nouvelle pour le jeune parisien qui a déjà disputé deux matches sur quatre.

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Lancé dans le bain de la L1 en 2014 pour dépanner, Kimpembe va ensuite monter en puissance. Les deux années suivantes, il montre ses qualités en disputant des bouts de matches. Passé quatrième défenseur dans la hiérarchie, il devient n°3 lorsque David Luiz quitte le navire pour repartir à Chelsea en 2016. Alors qu’il suscitait un vif intérêt de l’Inter Milan cet été, le natif de Beaumont-sur-Oise a été convaincu de rester dans la Capitale par Emery et Henrique en personnes, peut-être avec la garantie d’un temps de jeu plus conséquent. Une preuve de l’importance de celui qui est lié au PSG jusqu’en 2021.

PSG-Barça, son match référence

La saison dernière, il s’est révélé être plus qu’un simple suppléant de la paire brésilienne Thiago Silva-Marquinhos. Sur ses 20 matches disputés toutes compétitions confondues (tous en tant que titulaire), il a totalisé 16 victoires (pour 3 nuls et 1 seule défaite), dont 14 clean sheets. Ses statistiques individuelles sont tout autant saisissantes : 60% de duels remportés et 85% de tacles réussis. Impressionnant pour un défenseur de 22 ans qui a su faire oublier les absences de ses compères de la charnière centrale. Même dans les grands rendez-vous.

Presnel Kimpembe PSG Barcelona Champions League 14022017

L’un d’entre eux a d’ailleurs été le point d’orgue de sa saison. Malgré sa jeunesse et sa première sortie en Ligue des Champions, il a signé son match référence lors du 8e de finale aller face à Barcelone en février dernier. Si le PSG l’a emporté 4-0 en rendant une copie parfaite, Kimpembe n’y est pas étranger. Face à Lionel Messi, il n’a fait aucun complexe et n’a jamais semblé rattrapé par l’événement. Infranchissable, il a totalement contenu et même frustré le quintuple Ballon d’or qui ne s’est crée aucune occasion au Parc des Princes. La MSN a été tellement muselée qu’elle s’est contentée d’un seul tir ce soir-là. Non cadré.

Un destin à la Rabiot ?

Cette rencontre a-t-elle fait définitivement évoluer le statut du Val-d’Oisien dans l’esprit d’Emery ? Le coach espagnol sait en tout cas qu’il a à sa disposition un joueur qui présente un profil différent de ceux de Thiago Silva et Marquinhos. Le "Titi" parisien défend en avançant et presse haut. Son assurance balle au pied tranquillise toute l’équipe. La sérénité qu’il dégage sur le terrain est un gage de plus qu’il a réellement franchi un cap et n'est pas qu'un faire-valoir. A l’image d’Adrien Rabiot, lui aussi issu du centre de formation du PSG, qui s’est imposé en tant que titulaire malgré les nombreuses stars de l’effectif parisien, Presnel Kimpembe peut lui aussi rêver monter en grade. Un Thiago Silva vieillissant (il aura 33 ans le 22 septembre prochain) et un Marquinhos qui a réalisé un dernier exercice en demi-teinte (il avait commencé dès juin avec la Copa America, puis les Jeux Olympiques en août), ont de quoi lui donner de l'espoir. Il aura, en tout cas, son mot à dire cette saison.

Une rotation plus constante au Paris Saint-Germain et sa régularité pourraient aussi lui permettre de semer le doute dans l’esprit de Didier Deschamps en Equipe de France. Convoqué pour la première fois en octobre 2016, il pense désormais forcément à la Coupe du monde 2018 en Russie. Le sélectionneur n’est pas disposé à chambouler sa charnière Umtiti-Varane. Mais les bonnes performances répétées du Parisien, comme face à Toulouse puis Saint-Etienne lors des 3e et 4e journées de Ligue 1 où il a été très convaincant et solide, pourraient bien redistribuer les cartes. Et pourquoi pas, là encore, bousculer la hiérarchie.

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