"Le test avant le Real raté ? Non, je pense que pour nous, le test, c'est à tous les matches", confiait Marco Verratti à l'issue de la défaite à Lyon (2-1), ce dimanche. Et pourtant, dans le calendrier chargé de ce début d'année 2018 pour le PSG, la confrontation avec l'OL était celle qui pouvait les préparer au maximum avant le déplacement à Madrid. Et l'on peut dire que la prestation n'a pas été tout à fait convaincante.
MBAPPÉ SORTI SUR CIVIÈRE, UNE PRESTATION XXL DE NDOMBÉLÉ....LES 3 CHOSES À RETENIR DE OL-PSG (2-1)
Le PSG a encaissé un but à la 2è minute. Cela n'était plus arrivé depuis le 9 mai 2007 en Ligue 1, à Nice (1-0). Après ce superbe coup-franc de Fékir, les hommes d'Unai Emery ont eu du mal à trouver leur sérénité. Comme à chaque entame où l'équipe adverse est agressive, ils se sont montrés nerveux. Bien trop nerveux. Et à l'approche du match aller en Coupe d'Europe, ce manque de maîtrise de la part d'une des meilleures équipes d'Europe ne présage rien de bon. Dans l'ensemble, cette équipe parisienne s'est montré fébrile, à quelques exceptions.
"On ne va pas douter après une défaite"
Même s'ils ont encore affiché un taux impressionnant de possession, les Parisiens ont beaucoup souffert à l'image de son milieu composé de Verratti-Lo Celso-Rabiot. Si l'international français a sorti une prestation solide, l'Italien a trop gâché tandis que l'Argentin a été sévèrement bousculé par l'énorme travail de Ndombélé. De quoi se poser la question si jamais Motta n'est toujours pas disponible lors du déplacement à Bernabeu sur la solidité de ce milieu face à une équipe plus agressive que celles rencontrées depuis le début d'année. Une performance terne que le natif de Pescara a relativisé : "On ne va pas douter après une défaite. On a confiance en nous. Tout comme on ne s'est pas senti invincible après le 8-0. C'est le foot. Il ne faut pas être très inquiet".
Getty ImagesLa confiance n'était pas du côté des attaquants non plus. L'absence de Neymar s'est cruellement fait ressentir, tandis que Di Maria et Cavani n'ont pas rempli leur mission sur la pelouse du Parc OL. Ils sont tous deux passés à côté de leur match alors que le PSG avait plus que jamais besoin d'attaquants agressifs et efficaces pendant que Mbappé sortait sur civière après un choc avec Anthony Lopes. Face aux Madrilènes, un tel manquement ne pardonnera pas.
L'ombre d'un doute pour le 14 février
Dani Alves, censé porter cette équipe n'a pas été à la hauteur également. N'ayant pas su maîtriser ses nerfs, il a confronté l'arbitre qui l'a sorti sur un carton rouge, laissant ses coéquipiers en danger avec un effectif réduit à 10 contre 11. Même s'ils ont réussi à plus ou moins tenir le cap, l'entrée de Memphis (et surtout la mauvaise relance de Kurzawa) a été fatale. "On sait que jouer à dix, c'est toujours très difficile. On a essayé de jouer, et on a quand même eu la possession du ballon. Mais c'était dur dans les dernières minutes (...) jouer à 10 et garder le ballon ça fatigue", analysait Marquinhos en zone mixte. Comme l'aime à répéter Unai Emery, "chaque match est une préparationpour le Real" et ce dimanche soir, le costume de favori a changé de camp.




