Équipe de France - Kylian Mbappé : "La pression, j'adore ça"

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Attendu titulaire face à la Bulgarie, Kylian Mbappé est prêt à défendre les couleurs françaises peu importe où et quand il sera utilisé.

Mis sur orbite par ses très bons débuts sous le maillot du Paris Saint-Germain, Kylian Mbappé a reçu les éloges de Didier Deschamps et de certains de ses coéquipiers cette semaine en conférence de presse. Ce jeudi, l'attaquant de 18 ans s'est présenté devant les journalistes à deux jours de la rencontre décisive face à la Bulgarie. 

Comment vivez-vous la médiatisation omniprésente sur vous ? 

Je le vis très bien. Tout marche bien pour moi ces derniers temps, je n'ai qu'à continuer et à accentuer mon travail pour faire encore mieux. 

Avec qui est-ce le plus impressionnant de s'entraîner, Neymar ou Griezmann ?

Les deux parce que ce sont deux joueurs dfférents. Neymar a plus le côté créatif et Griezmann a plus ce coté tueur devant le but. J'apprends au quotidien à côté d'eux. 

Dans quels domaines pouvez-vous encore progresser selon vous ?

Avoir une certaine rigueur tactique. Parfois j'ai certaines absences. Même au niveau technique, c'est un tout, je pense que je peux progresser dans tous les domaines et faire mieux. 

Dans quel état d'esprit est le groupe, est-ce qu'il appréhende le rendez-vous ou est-ce que cela bouillonne un peu pour tout le monde ?

Je pense que ça bouillonne un peu quand meme parce que nous adorons les matches à enjeu où il y a de la pression. On est pressés d'être sur le terrain pour défendre nos couleurs. On travaille toute l'année pour ça, tout le monde va regarder ce genre de grands matches. Le moment venu, il faut répondre présent. 

Est-ce le match le plus important de votre carrière ?

C'est difficile à dire parce que je n'y suis pas encore. On n'est pas encore vraiment entrés dedans. C'est une rencontre très importante parce qu'on doit aller en Russie, pour nous c'est une évidence et on se doit de se donner les moyens d'y aller. Par rapport au match face au Bayern ? C'est un billet pour la Coupe du monde et j'ai toujours pensé que le pays était quelque chose de plus fort que le club. Donc c'est le match le plus important de la saison.

Vous êtes très attendus par le public, vous sentez-vous dans la peau du sauveur ? 

Non, pas sauveur. On sera 11 sur le terrain. Que les gens attendent plus de moi c'est normal, on attend des bons joueurs qu'ils fassent la différence. Je le dis souvent, la pression, j'adore ça. C'est quelque chose qui m'anime et ce sont des challenges de plus en plus dur, je suis fier de pouvoir les relever. 

Que faudra-t-il faire de différent pour ne pas revivre la contre-performance face au Luxembourg ?

Ne pas se laisser endormir. C'est ce qui s'est passé contre le Luxembourg et le temps est passé vite. Il faudra jouer ensemble, les uns avec les autres et faire confiance à son partenaire. 

Êtes-vous prêt à d'ores et déjà assumer un statut de leader en équipe de France ?

J'essaye de vraiment prendre les rassemblements les uns après les autres. J'ai beaucoup appris depuis que je suis arrivé et je vais encore beaucoup apprendre. Je ne me sens pas encore à ce stade-là. 

En quoi pouvez-vous être complémentaires dans une attaque à deux avec Antoine Griezmann ? 

On est deux joueurs intelligents qui savent jouer les uns avec les autres. Antoine est plus un joueur qui décroche et qui participe au jeu. Je peux apporter cette profondeur au jeu qu'Antoine n'a pas mais qu'il compense par d'autres qualités. 

Que pensez-vous de Blaise Matuidi que vous n'avez pas connu au PSG mais que vous retrouvez ici en Bleu ?

Il a cette envie d'apporter toujours offensivement ou défensivement. Il a su s'imposer partout où il est passé. A la Juve où c'est très dur à cause de la charge de travail, il a su le faire. Lorsque vous y arrivez partout, c'est que vous avez les qualités d'une part mais aussi beaucoup de travail à côté pour réussir. 

Quelle est votre relation avec Olivier Giroud et comment le sentez-vous depuis le début du rassemblement ?

Il est très bien. Il m'a vraiment bien adapté, il m'a mis à l'aise dès le début et il continue. Olivier est là depuis un certain temps et il a montré que c'est un attaquant qui amène beaucoup à l'équipe de France par son profil et son efficacité. Notre relation est celle de deux coéquipiers qui s'apprécient. 

En quoi votre arrivée au PSG vous a aidé à vous imposer en équipe de France ?

Je ne me suis pas imposé en équipe de France pour le moment. Le PSG est une grande étape dans ma carrière. J'ai fait un pas en avant en rejoignant ce club et je ne peux que continuer à travailler. 

Que pensez-vous du fantôme de Kostadinov avant ce match face à la Bulgarie ?

À moi ça ne me dit rien donc il n'y aura pas de fantôme dans mon esprit à moi (rires). 

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Avez-vous déjà le Ballon d'Or dans un coin de votre tête ? Neymar a dit que vous seriez un candidat...

Non, c'est vraiment loin. Neymar a dit que ça peut être dans un coin de ma tête, mais pour moi déjà l'idée c'est de faire des saisons pleines et de gagner des titres parce que pour l'instant j'ai un palmarès assez léger. 

Est-ce vraiment différent d'évoluer sur un côté dans un 433 ou dans un 442 ?

Oui parce qu'il y a un milieu en moins, donc plus de repli défensif, plus de discipline tactique. A moi de m'adapter et de montrer que je peux évoluer dans plusieurs systèmes. 

Que vous apporte Didier Deschamps avec qui on vous a vu parler longuement cette semaine ?

Il m'apporte une expérience supplémentaire parce qu'il a fait de grandes choses dans le football. Il essaye de me conseiller du mieux possible et j'enregistre tout ce qu'il me dit. 

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