Engins pyrotechniques, tribunes debout… La DNLH poursuit son travail avec les supporters

PartagerFermer Commentaires
Réunie mardi à Bordeaux pour évoquer le bilan de la première partie de la saison, la DNLH a aussi évoqué les chantiers à mener.

À mi-saison, rendez-vous était pris en Gironde afin de dresser un premier bilan des actions menées conjointement par la Ligue de football professionnel (LFP) et les autorités sur la question des supporters.  "On est sur un bilan assez équivalent, nous a expliqué à Bordeaux Antoine Mordacq, chef de la Division nationale de la lutte contre le hooliganisme (DNLH). On est sur une situation qui est globalement maîtrisée en matière de sécurité avec quelques matches qui ont posé des problèmes en termes de sécurité. Des matches ciblés sur lesquels on travaille."

DOSSIER - Autorités et supporters : Le dialogue pour dépasser les clichés et les préjugés

Concrètement, 187 interpellations ont eu lieu dans et autour des enceintes sportives de Ligue 1, 56 en L2 depuis le début de la saison. En ce qui concerne les interdictions de stade, elles s’élèvent à 38 interdictions judiciaires* et 117 interdictions administratives** décidées et mises en vigueur en 2017-2018. Les motifs des interpellations les plus récurrents ont eux, bien évolué : "Ils sont beaucoup plus liés à l’emploi d’engins pyrotechniques qu’aux violences, ce qui est plutôt un point positif par rapport au nombre de violences commises, et qui sont beaucoup plus faibles cette saison", ajoute Mordacq.

Si le bilan comptable et le dialogue instauré avec les associations de supporters satisfont les autorités et la Ligue, les engins pyrotechniques*** suscitent toujours une vive inquiétude. Principal sujet de discorde entre les supporters et leurs interlocuteurs, la tolérance zéro est prônée du côté de la LFP : "C’est interdit et les interpellations continueront, les sanctions contre les clubs continueront lorsque les fumigènes seront introduits et utilisés dans les stades", a confié à Goal Didier Quillot, directeur général de la LFP, présent à Bordeaux pour le séminaire de la DNLH.

Antoine Mordacq

Antoine Mordacq abonde dans ce sens. La sécurité demeure sa priorité et il rappelle son intransigeance face à l’utilisation de toutes les formes de pyrotechnie : "Il y a une explosion de l’utilisation d’engins pyrotechniques : 8200 rien qu’en Ligue 1, ce qui est plus du double par rapport au début de la saison passée. C’est une problématique qui nous inquiète et qui nécessite un suivi très particulier de la part des services de police."  Le patron de l’Instance insiste sur la dangerosité de ces pratiques dans les "endroits aussi confinés que les stades."

Des tribunes debout à l'étude

D’autres chantiers sont à également à l’étude. Les tribunes debout en sont un. Réelle volonté exprimée par les supporters, l’idée fait son chemin : "Nous sommes favorables à une expérimentation, nous soutenons l’initiative qui a été prise par une trentaine de parlementaires pour demander la possibilité d’expérimenter les tribunes debout, explique Quillot.  Ça contribue à créer une animation festive. Les supporters pensent, et je crois qu’ils ont raison, qu’on est encore plus proche de son équipe lorsqu’on peut la supporter debout."

L'article continue ci-dessous

Une des conditions pour qu’elles puissent voir le jour est l’instauration de garde-corps permettant la sécurité de l’ensemble de la tribune, mais pas uniquement : "Il y a une règlementation dans le code du sport qui ne permet pas de recourir à des tribunes strictement debout, rappelle Antoine Mordacq. On sait que c’est la réalité de beaucoup de secteurs visiteurs, de tribunes comportant les supporters. Ce sont des échanges qui nécessitent de discuter. Ça nécessitera une évolution législative donc, s’il y a un projet, il devra être soumis au Parlement."

Des expérimentations, qui ont déjà débuté à Sochaux selon Didier Quillot, pourraient être menées dans d’autres stades de l’Hexagone dans les mois à venir. Le projet en est encore à ses débuts mais l’idée semble faire son chemin et pourrait se concrétiser dans un futur pas si lointain.

*Ce sont des peines complémentaires en cas de condamnation pénale
**Elles sont décidées par l’autorité préfectorale
***Les engins pyrotechniques englobent les fumigènes, les pétards, les feux de bengale, les bombes agricoles et tout ce qui peut provoquer des explosions ou des brûlures. Leur utilisation constitue un délit pénal

Prochain article:
Arsène Wenger avertit Thierry Henry et Patrick Vieira sur le métier d'entraîneur
Prochain article:
FC Barcelone, Clément Lenglet explique son choix : "Envie d'apprendre avec les meilleurs et il n'y a pas mieux qu'au Barça"
Prochain article:
Barack Obama rend hommage aux Bleus qui ne ressemblent pas "à des Gaulois" mais qui sont bien "Français"
Prochain article:
Manchester United, Wayne Rooney : "Les Red Devils peuvent battre Manchester City pour le titre"
Prochain article:
La Juventus dévoile son maillot Third, entièrement fait en plastique recyclé de l'Océan Pacifique
Fermer

Nous utilisons des cookies pour vous offrir la meilleure expérience possible en ligne. En utilisant notre site, vous acceptez d'utiliser ces cookies conformément à notre politique de confidentialité.

Voir plus Accepter