En envoyant l'Argentine en Russie, Messi lui a donné du temps

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Il était attendu comme le sauveur et a exercé comme tel. Lionel Messi a octroyé du temps à l'Argentine afin que sa sélection puisse se construire.

La probabilité de voir un Mondial se dérouler sans l'Argentine était réelle avant la rencontre, plus encore lorsque l'Equateur a ouvert le score dès la première minute de jeu par l'intermédiaire d'Ibarra. À ce moment du match, l'Argentine est alors au fond du gouffre qu'elle fréquente depuis plusieurs semaines et virtuellement éliminée de la Coupe du Monde, comme en 1970 pour celle du Mexique. Fort heureusement pour elle, la sélection Albiceleste possède dans ses rangs Lionel Messi. S'il est irréfutable que le rendement du numéro 10 n'est pas le même que celui qu'il offre continuellement sous le maillot du Barça, ses performances en équipe nationale suivent un rythme très similaire. Le contexte diffère relativement par ailleurs, un club joue pour Messi quand sa sélection s'évertue à jouer sur lui, comme l'a rappelé Omar Da Fonseca. 


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De manière globale, la prestation de l'Argentine a été dans la même lignée que celles connues depuis le début du cycle Sampaoli, fade, sans idées, reposant sur la créativité de son capitaine. La mission du natif de Rosario était de mener son pays en Russie. Dans un contexte sportif plutôt favorable durant la rencontre tant l'Equateur a laissé des espaces conséquents entre les lignes, Messi a pu exploiter l'environnement en sa faveur afin de faire la différence en inscrivant un triplé et engendrant la remontée de la sélection dirigée par Jorge Sampaoli. D'un extérieur du pied d'abord, consécutivement à une passe décisive délivrée par Angel Di Maria, d'un tir puissant après une interception proche de la surface adverse puis d'un subtil lob. Un triplé au meilleur moment sur les trois actions les plus nettes de sa rencontre. Avant ce match, Jorge Sampaoli avait eu des mots forts sur sa sélection : "Si nous sommes tous à la hauteur de Messi, cela va bien se passer."  Cela n'a pas été le cas, comme souvent, et même si la conclusion fut heureuse c'est sans doute le plus grand paradoxe de cette Argentine : disposée de la plus pauvre sélection de son histoire et de l'un de ses joueurs majeurs dans le même temps. 

Opposée à un adversaire déja éliminé de la course au Mondial de Russie, la sélection double championne du monde a démontré qu'elle était plus prompte à répondre à un contexte précis, dans la rébellion et la nécessité plutôt que dans l'iniative. De façon plus large, cette victoire de l'Argentine fomentée des pieds de son capitaine a octoyé du temps à l'Albiceleste. Du temps afin de construire des associations sur le terrain, intégrer notamment Paulo Dybala et Mauro Icardi, contraints à des rôles de remplaçants contre le Pérou et l'Equateur devant l'urgence de résultats. Avant l'intégration de Jorge Sampaoli à la tête de la sélection, Messi partageait son jeu aux côtés de Sergio Aguero et Gonzalo Higuain. Il est fort possible que la connexion entre Messi, Dybala et Icardi soit le facteur le plus important pour le futur de l'Argentine, de leurs connexions devrait dépendre les possibilités de succès en Russie. Sur le terrain siuté à 2 8500 mètres d'altitude, Messi a qualifié l'Albiceleste et lui a donné du temps afin de se reconstruire. Ce Mondial 2018, Messi ne le gagnera probablement pas mais si l'Argentine va le disputer, c'est presque exclusivement grâce à lui.

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