Dries Mertens NapoliGetty

5 raisons qui permettent à Naples de croire au Scudetto

Une grande conquête se prépare toujours dans le temps. Bien installé sur le podium de Serie A depuis deux ans (avec la Roma), le Napoli de Maurizio Sarri a pris les commandes du championnat italien cette saison. Bien-sûr, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions à ce stade de la saison, mais l’automne dégage les premières tendances. Et après trois mois de compétition, la trajectoire des Partenopei ne doit rien au hasard. Pourquoi Naples peut détrôner la Juventus ?

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Parce que c’est l’équipe la plus spectaculaire d’Italie

Pep Guardiola n’est pas avare de politesses, mais ses mots ont du sens. Surtout lorsqu’il s’agit de jeu. "Naples est l’une des meilleures équipes que j’ai rencontrées dans ma carrière. Je n’ai aucun doute là-dessus. C’est même peut-être la meilleure". L’entraîneur perfectionniste de Manchester City n’est pas le seul à dresser ce constat. Depuis l’arrivée de Maurizio Sarri, il y a deux ans, le Napoli enchante les observateurs et comble les puristes. Il y a les chiffres, d’abord. Avec 26 buts en 9 matches de Serie A grâce à ses hommes forts (Mertens, Hamsik, Insigne, Callejon), Naples présente dans son championnat un bilan comparable à celui du Barça. Seuls Manchester City, le PSG et… la Juventus (depuis ce weekend) font mieux. Et il y a l’impression laissée, surtout. Une qualité épatante dans les sorties de balle, une variété offensive déroutante et une volonté constante de contrôler le jeu. Esthétiquement, Naples est une référence.

Dries Mertens NapoliGetty

Parce que Naples, c’est aussi une défense

Il serait trop facile de réduire le Napoli à son attaque de feu. L’organisation de Sarri appelle une part de déséquilibre, mais cette recherche de contrôle est un socle pour sa défense. Il y a quelques mois, dans des propos accordés à Goal, Raynald Denoueix avait encore cité Guardiola pour résumer l’idée. "C’est ce qu’il disait toujours. Le fait d’avoir le ballon et de bien le tenir, pendant ce temps-là l’adversaire ne cause pas de problème". Il s'agit de voir la possession de balle comme une arme ambivalente. Une idée qui n’a rien d’une vérité absolue, mais qui est aussi utile pour mettre à mal l’adversaire que pour le désamorcer. D’autant que Sarri peut, à l’occasion, placer son bloc plus bas sans déroger à ses principes. Résultat des courses, Naples a la défense la plus hermétique de Serie A avec l’Inter et la Roma (5 petits buts encaissés).

Parce que le projet du club est cohérent

Après l’ère Benitez, Aurelio De Laurentiis a trouvé le technicien idoine pour espérer franchir la dernière marche. En Italie, Naples est habitué aux places d’honneur depuis des années mais le club du Sud se rapproche toujours plus du Scudetto, à l’image de sa dernière campagne, où il s’est livré une lutte acharnée avec la Juve et la Roma jusqu’au bout. Connu pour sa personnalité fantasque et son sens des affaires, De Laurentiis est aussi un dirigeant cartésien qui semble en passe de réussir son pari. Sa politique de recrutement est judicieuse, notamment pour les joueurs offensifs. L’époque où Diego Maradona portait l’équipe sur ses seules épaules semble lointaine.

Sarri De Laurentiis NapoliGetty

Parce que la Juve s’est affaiblie à l’intersaison

Il existe à la Juventus une culture du résultat qui prête à la prudence, mais la photographie du classement est tout de même parlante, à presque un quart de la saison. Troisième du classement à égalité avec la Lazio, la Vieille Dame n’est pas souveraine. C’est un champion contesté toujours capable de folles remontées – il a déjà fait le coup – mais Naples semble suffisamment armé pour le regarder dans les yeux, et ne pas s’écrouler. Surtout, la Juve, qui a déjà perdu une fois, s’est affaiblie dans son secteur clé avec les départs de Leonardo Bonucci et Dani Alves. Cette défense était le garant de sa continuité...

Parce que ses autres concurrents sont encore inconstants

Samedi, l’Inter a été la première équipe à mettre à mal le Napoli. Si l’équipe de Sarri redoutait ce match, elle a su ne pas le perdre, trois jours après une bataille éprouvante contre Manchester City où le technicien avait finalement aligné ses joueurs cadres. Naples reste donc la seule équipe invaincue en Serie A, avec l’Inter, toujours. Derrière son dauphin, la Juventus s’accroche, donc, mais la Roma souffle le chaud et le froid. Le club de la capitale pointe déjà à sept points du leader. Et puis la plus grosse déception vient certainement de l’AC Milan, calé dans le ventre mou après avoir été le club le plus dépensier d’Italie cet été, ce qui n’est pas dénué de toute logique, d’ailleurs... Naples a donc une carte à jouer dans ce tableau. Les deux prochains mois seront un tournant. 

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