Venu à la tête de l’Olympique de Marseille cet été, Marcelino n’a pas fait long feu avec la formation phocéenne. Après quelques mois, le technicien espagnol quitte le club. Quelques semaines après son départ, l’ancien coach de Valence multiplie les sorties. Après avoir critiqué l'OM la semaine dernière, l'ancien coach phocéen revient faire d'autres révélations.
Marcelino tacle l’OM
Nommé cet été à la suite du départ inattendu d’Igor Tudor, Marcelino García Toral n’a pas duré à la tête de l’Olympique de Marseille. L’ancien coach a déposé le tablier le 20 septembre dernier quelques jours après la houleuse réunion tenue au lendemain du match nul (0-0) contre Toulouse. Près d’un mois après son départ, l’Espagnol a craché ses vérités à l’OM.
"Mon expérience très courte me fait penser que c'est un club où créer un projet est absolument impossible. Parce qu'un club aussi grand ne peut pas être manipulé par quelques-uns. Les clubs sérieux sont dirigés par le haut, et chaque problème, chaque situation est gérée et sanctionnée si besoin (…) J'ai été entraîneur pendant vingt ans et j'ai gagné deux titres ces dernières saisons, et pas dans des grands clubs. L'OM, pendant ce temps, a gagné zéro titre. Je pense que j'avais l'expérience et les capacités pour diriger l'OM", avait-il déclaré dans une interview accordée à L’Equipe, la semaine écoulée.
"Je n'ai pas pris la décision de partir, ce fut une décision générale étant donné les menaces absolument répréhensibles. Le projet a été tué dans l'oeuf après deux mois. C'est l'illogique qui s'invite dans le monde réel. Moi, jamais je n'accepterai des menaces dans le cadre de mon travail", avait ajouté l’entraîneur de 58 ans.
Marcelino « trahi par Pablo » ?
Lors de la réunion du 18 septembre entre les dirigeants et les supporters de l’Olympique de Marseille, ces derniers avaient demandé le départ du président du club, et l’avaient menacé s’il ne démissionne. En effet, Pablo Longoria avait promis à Marcelino de rendre le tablier. Mais Longoria a changé de décision et est finalement resté dans ses fonctions du président de l’OM. Dans un entretien avec la radio Cadena COPE, le technicien espagnol revient sur la promesse de gascon de son président d’alors.
« Les ultras ont demandé de quitter le club, que le président et le conseil d’administration le fassent et que s’ils ne le faisaient pas, ils en subiraient les conséquences. C’est ce que m’a dit le président. Pablo Longoria est toujours là parce qu’après quelques jours de réflexion, bien qu’ils (les membres de la direction) aient dit qu’ils partaient, ils ont reconsidéré leur position. Pablo m’a dit que c’était une grande responsabilité de laisser un club vide et que c’était un acte de considération pour ceux qui avaient pensé à lui », a déclaré Marcelino, avant d’ajouter pour préciser s’il s’agit d’une trahison ou pas.
« Ces groupes sont entrés dans le bureau du président, un dialogue était prévu et ce qui s’est passé, c’est une menace et une obligation de la part du chef de ces ultras de quitter le club. Je n’ai eu aucun problème lorsque je suis arrivé le lendemain. Quand il m’a dit qu’il allait partir, je n’ai rien fait. C’était une situation inédite. Je ne me sens pas trahi par Pablo, il m’a donné des explications, je le considère comme un ami et quand une personne prend une décision et la change ensuite, je suis sûr qu’il y a une raison à cela », a-t-il conclu.
Marcelino ne manque pas d’offres
Depuis son départ de la Commanderie, Marcelino n’a pas encore tranché pour son avenir. Il est libre et peut s’engager avec un nouveau club de son choix. Mais l’Espagnol a jugé bon de ne pas se lancer aussi vite dans un autre projet. Il précise avoir eu deux offres, mais il a décidé de repenser à sa vie pour se décider.
« Il y a eu une conversation avec Séville, qui est un grand club, mais les conditions nécessaires à ce nouveau projet n’étaient pas réunies. C’était pour une saison et l’autre fois, quand j’étais là-bas, j’ai vu que les projets durables sont ceux qui ont une réalité. J’ai l’impression d’entraîner à l’étranger parce que les années passent ; j’avais un projet sérieux (celui de l’OM, ndlr), mais je ne connaissais pas la situation du club. La semaine dernière, j’ai reçu une offre d’Arabie saoudite, mais ce n’est pas dans nos cordes. L’offre était un peu… Un représentant vous fait une offre, mais nous ne la prenons pas en considération », a-t-il déclaré.

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