Mardi soir, le sourire de Georginio Wijnaldum contrastait avec celui qu’il affichait fin août lorsqu’il s’était présenté face à la presse. À la veille de la rencontre face à Leipzig, le capitaine de la sélection des Pays-Bas apparaissait concentré, la mine presque fermée. Était-ce dû à l’enjeu du match ou à l’attente de questions sur son début de saison compliqué ? Ou encore à ce qu’il vit depuis quelques semaines maintenant à Paris ?
Leipzig-PSG (2-2) : Paris laisse filer deux points inespérés
Début octobre, lors de la dernière trêve internationale, il s’était d’ailleurs confié à la chaîne hollandaise NOS sur son adaptation dans la capitale française. « Je ne peux pas dire que je suis complètement heureux au PSG… La situation dans laquelle je suis n’est pas celle que j’espérais. J’ai beaucoup joué ces dernières années, j’ai toujours été en forme et j’ai aussi très bien réussi. C’est quelque chose de différent et il faut s’y habituer. J’attendais vraiment avec impatience la nouvelle étape et il se passe ça. C’est très difficile. »
Avant la rencontre, mardi, l’ancien milieu de Liverpool est à nouveau revenu sur ses premiers pas avec ses nouveaux coéquipiers. « C’est une nouvelle équipe, je n’avais jamais joué avec aucun de mes partenaires par le passé. C’est un nouveau départ dans un nouveau club, avec un nouveau manager, un nouveau style de jeu. Je dois tout apprendre », expliquait Georginio Wijnaldum.
Deux buts et une offrande manquée par Mbappé
Après une triste performance contre Lille, au cours de laquelle il avait touché moins de ballons que Donnarumma à la demi-heure de jeu (12 contre 16), le Néerlandais a remis un peu d’ordre dans son jeu. Tout n’a pas été parfait certes mais ce fut beaucoup mieux. S’il n’a pas touché beaucoup de ballons en première période, « Gini » a plus souvent été trouvé par ses partenaires dans le petit jeu.
Surtout, ses courses très nombreuses ont offert des solutions nouvelles au PSG et amené plus de poids aux abords de la surface. Et notamment sur le but égalisateur, sur lequel il est à la conclusion après un magnifique mouvement entre Di Maria, Neymar et Mbappé (1-1, 21e).




Le Wijnaldum buteur, qui s’était illustré lors de l’Euro avec quatre buts en trois matchs, récidivait en reprenant une déviation de Marquinhos sur corner (2-1, 40e). À l’exception d’une transversale intéressante pour Achraf Hakimi, ses passes ont souvent trouvé des partenaires proches de lui, signe qu’il n’est pas encore totalement en confiance.
Dans le second acte, il aurait pu gonfler un peu plus ses statistiques, en servant idéalement Kylian Mbappé, seul au second poteau et qui envoyait le ballon au-dessus de la cage de Peter Gulasci (56e). Ou encore pour Neymar bien repris par Orban dans la surface de réparation (63e). Pas de quoi lui redonner le sourire affiché après sa signature, car à l’arrivée Paris n’a pas gagné, mais certainement un peu de confiance.

