Son arrivée n'a pas engendré autant d'impact que le départ d'Ousmane Dembélé en direction du Barça, mais Peter Bosz parvient, en ce début de saison, à faire du Borussia Dortmund une équipe qui compte dans le panorama européen. Leader de Bundesliga avec un bilan 19 buts inscrits et seulement 1 encaissé, le club paraît bien digérer l'ère post-Thomas Tuchel, licencié le 30 mai dernier.
PSG-Ancelotti, une relation au goût d’inachevé
Ce "nouveau Dortmund" possède des caractéristiques qu'il a toujours eues que ce soit avec Jürgen Klopp et Thomas Tuchel, un football offensif ainsi qu'une prédisposition à presser haut de manière agressive. Peter Bosz a reconnu s'inspirer de Pep Guardiola dans sa manière d'envisager le football, notamment au niveau de la règle des 3 secondes afin de récupérer le ballon perdu, élargissant cette durée à 5. En mars 2015, il synthétisait sa vision du football lors d'un entretien accordé à So Foot : "Moi, je n'essaie pas seulement de gagner, mais aussi de provoquer de l'enthousiasme chez les gens. Je pense que les fans attendent d'une équipe qu'elle ait la possession, qu'elle se crée beaucoup d'occasions et bien sûr, qu'elle marque beaucoup de buts." L'influence de l'actuel coach de Manchester City serait si grande que l'ouvrage favori de Bosz serait "Pep Confidential", écrit par Marti Perarnau, un récit de la première saison du coach espagnol au Bayern Munich.
La densité de l'effectif de Dortmund, un atout considérable
Le football pratiqué par Dortmund en ce début de saison est un mélange de ceux produits sous Klopp et Tuchel avec un pressing bien plus imposant vers le but adverse que sous la direction du second. Bosz avait expliqué ce concept à So Foot, alors qu'il entraînait l'Ajax Amsterdam : "J'essaie aussi d'appliquer le doordekken : si un adversaire retourne dans sa moitié de terrain, le dernier défenseur de mon équipe ne doit pas avoir peur lui aussi de rentrer dans la moitié de terrain de l'adversaire." En vue de constituer un édifice global fiable, le natif de Apeldoorn s'appuye sur plusieurs éléments. "Il est difficile de dire qui est le joueur le plus important de l'équipe. Bien sûr, sans Aubameyang, l'équipe ne pourrait pas être si bonne. Mais Nuri Sahin et Mario Götze ont aussi des rôles centraux dans son système", concède Stefan Doering, correspondant du Borussia Dortmund pour Goal. En conférence de presse d'avant-match, Peter Bosz n'a pas voulu faire de complexe sur la compétitivité de ses hommes : "Nous sommes en forme. Le Barça, le Real et l’Atletico sont d’excellentes équipes mais je suis persuadé que les clubs allemands comme le Bayern ou Dortmund seront de bons prétendants en Ligue des champions", a fait savoir le technicien.
Au moment d'évaluer le Dortmund 2017-2018, la densité de son effectif est une variable importante. Les postes sont doublés voire triplés selon les secteurs de jeu, en partie grâce à la polyvalence des joueurs à disposition de Bosz. Dortmund possède en effet plusieurs joueurs clés sur le banc, donc potentiellement capables de changer le cours d'un match. "Si Sahin ne joue pas, Weigl est dans l'équipe. Bosz peut également changer entre Dahoud, Kagawa, Castro, Götze et ainsi de suite. Le transfert de Yarmolenko était bon puisque Dortmund a maintenant Pulisic, Philipp et Yarmolenko sur les ailes. Schürrle et Reus sont également là, mais toujours blessés. Donc, l'équipe possède une vraie profondeur, avec de bons joueurs sur le banc", analyse Stephan Doering. Animé par une dynamique galvanisante, doté d'une grande estime envers son football, le Borussia Dortmund défiera le Real Madrid avec l'ambition de se relancer en Ligue des champions après une entame manquée contre Tottenham (3-1). L'incandescent Signal Iduna Park attend les doubles champions d'Europe de pied ferme.





