Vous avez plus de 24 ans ?

Help us verify your age by providing an honest response. This site contains gambling advertising for 24+.

Age-restricted content

Vous n'avez pas l'âge requis pour consulter les contenus liés aux paris. Vous allez être redirigé vers la page d'accueil.

alt
Arda GülerIMAGO / NurPhoto
Traduit par

Le Real Madrid est désormais une source de gêne extrême. Explication : seul le FC Bayern aurait de quoi se sentir lésé

Cette ultime action a éteint les derniers espoirs du Real Madrid de renverser la vapeur dans ce choc de Ligue des champions face au FC Bayern. Alors que Michael Olise, après l’un de ses tirs magistraux inimitables, se dirigeait vers le poteau de corner dans la dernière minute du temps additionnel et qu’une vague d’extase bavaroise l’accueillait en liesse pour la qualification en demi-finale de la Ligue des champions, il ne restait toutefois que peu de temps et d’espace aux Blancos pour se résigner face à cette défaite finalement quelque peu amère (3-4 (3-2) à l’Allianz Arena de Munich.

Pas une seconde de répit, pas une ombre de tristesse ni d’abattement, et surtout pas un soupçon de reconnaissance pour la performance sportive de l’adversaire. Au contraire, une grande partie de la pléiade de stars royales, y compris l’entraîneur Alvaro Arbeloa, a rapidement désigné, après le coup de sifflet final, le seul responsable de la défaite face au champion allemand en titre. Ils avaient trouvé quelqu’un à qui imputer l’entière responsabilité de cette élimination, à leurs yeux inexplicable : l’arbitre Slavko Vincic.

  • À peine l’arbitre slovène avait-il sifflé la fin de la rencontre que plusieurs stars du Real Madrid, parmi lesquelles Arda Güler, auteur d’un doublé, le capitaine Federico Valverde et Vinicius Junior, se sont ruées vers lui alors qu’il regagnait les vestiaires. Les propos échangés, que l’on devine vifs, ont rapidement tourné à l’affrontement verbal. En première ligne, Güler a failli en venir aux mains et a dû être retenu par ses partenaires. L’arbitre slovène a d’abord sorti le carton jaune, puis, face à l’absence de calme, le rouge.

    Une nouvelle fois, face à une défaite forcément douloureuse, le Real Madrid et ses représentants ont affiché une attitude de perdants aussi surprenante qu’embarrassante.

    Une fois l’arbitre rentré indemne au vestiaire malgré quelques insultes, la crise de colère s’est poursuivie devant les micros. Arbeloa a jugé la décision « totalement inexplicable » et a accusé Vincic d’avoir « détruit » la rencontre. Jude Bellingham, lui aussi très agacé, a dénoncé une « blague » et estimé qu’il ne s’agissait « pas d’un carton jaune, mais de deux fautes et deux avertissements ». Enfin, Daniel Carvajal a lancé en direction du Slovène : « C’est de ta faute, bordel ! »

  • Publicité
  • Real MadridGetty Images

    L'arbitre Vincic a validé deux buts litigieux en faveur du Real Madrid.

    L’expulsion d’Eduardo Camavinga, que les Merengues estiment être la seule raison de leur défaite à Munich, alimente évidemment les débats : le carton jaune suivi d’un rouge était-il justifié ? Certains invoqueront une application stricte, mais tout à fait correcte, du règlement, ce qui est effectivement le cas. D’autres souligneront le manque de tact de Vincic, dont l’expulsion a eu un impact trop sévère et décisif sur la rencontre.

    En réalité, l’expulsion tardive du milieu de terrain français compte peu sur l’issue finale, le Real Madrid ayant déjà profité de décisions arbitrales discutables tout au long de la rencontre. Jusqu’à l’exclusion du Français, c’est même le Bayern qui avait été le plus pénalisé par les décisions litigieuses de l’arbitre.

    Ainsi, le coup franc convertit par Güler pour le 2-0 avait été précédé d’un contact, presque imperceptible, de Konrad Laimer sur Brahim Diaz. Ce coup franc sifflé était non seulement injustifié, mais il ne correspondait pas à la ligne de conduite de Vincic. Plus tôt, il avait déjà laissé impuni un tacle évident de Vinicius Junior sur Joshua Kimmich (9^e) puis s’était contenté d’un avertissement verbal après une poussée du Brésilien sur le joueur bavarois au sol, alors qu’un troisième carton jaune aurait logiquement suivi et écarté l’attaquant d’une éventuelle demi-finale.

    Le troisième but madrilène a lui aussi été entaché d’un incident : alors que Josip Stanisic était clairement ciblé par un tacle destiné à Antonio Rüdiger, l’arbitre n’a pas sanctionné l’action et le Bayern a ensuite subi la contre-attaque fatale. L’arbitre, situé à quelques mètres, n’a pas réagi ; ensuite, le VAR n’a plus pu intervenir, les Bavarois ayant touché le ballon à deux reprises avant de le perdre suite à une remise maladroite de Harry Kane.

    Ces incidents n’ont bien sûr pas été évoqués par les responsables madrilènes, dont les critiques virulentes épargnaient systématiquement leurs propres erreurs. Selon la logique d’un enfant gâté, il fallait chercher le coupable partout sauf chez soi. On aurait d’ailleurs pu sanctionner Camavinga d’un carton jaune pour son jeu de temps stupide et répété. C’est finalement le Français lui-même qui, par une interception totalement inutile, a fini par réduire les Merengues à dix.

    Mais à Madrid, les règles sont différentes : depuis des années, cette fâcheuse tendance à « se tirer dans les pattes » traverse le club comme un fil rouge. De la contestation obstinée du Ballon d’Or 2024 aux comportements déloyaux, parfois pitoyables, sur la pelouse, en passant par les critiques stéréotypées à l’encontre des arbitres dès que les décisions ne vont pas dans leur sens, un même fil rouge traverse le club depuis des années.

  • Kylian MbappeGetty Images

    Les stars du Real Madrid devraient prendre exemple sur Kylian Mbappé

    Au fond, l’essentiel n’est pas tant de critiquer la performance d’un arbitre après une rencontre aussi tendue. D’autres clubs, nombreux, auraient sans doute manifesté la même indignation face à la décision de Vincic. Le FC Barcelone, par exemple, n’a pas hésité, à peine 24 heures plus tôt, après son élimination en quarts de finale contre l’Atlético de Madrid, à faire savoir par la voix de Raphinha et Hansi Flick au monde entier à quel point il se sentait lésé par l’arbitre. C’est toutefois la manière et, surtout, la fréquence de ces réactions qui, en fin de compte, jouent clairement en défaveur des Merengues.

    Pourtant, mercredi soir à l’Allianz Arena, le Real aurait pu s’appuyer sur d’autres sujets. Opposé à ce qui est peut-être actuellement la meilleure équipe du monde, un Real Madrid diminué et loin de son meilleur niveau cette saison a livré une performance plus que convaincante. Sur l’ensemble des deux matchs, les Madrilènes n’ont été battus que sur des détails.

    Plusieurs joueurs et dirigeants madrilènes pourraient d’ailleurs s’inspirer de Kylian Mbappé, qui a su gérer ce genre de revers frustrant avec sang-froid. Tandis que ses partenaires poursuivaient Vincic après le coup de sifflet final, le champion du monde français est resté calme, n’a pas cédé aux provocations et a même salué poliment le staff bavarois emmené par Laimer et l’entraîneur Vincent Kompany. Mais cette réaction mesurée est passée inaperçue, noyée sous la vague de protestations soulevée par le Real.

  • VOUS AVEZ APPRÉCIÉ CETTE HISTOIRE ?

    Ajoutez GOAL.com à vos sources préférées sur Google pour consulter davantage de nos articles

    Suivez GOAL sur Google