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England v Spain - UEFA Nations League 2026/27 Group A3 MD1Getty Images Sport
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3 clés qui ont fait voler en éclats le plan de Tuchel : l'Espagne piège l'Angleterre au cœur de Wembley

L'Espagne a remporté un match palpitant face à l'Angleterre sur le score de 3-2 au stade de Wembley, samedi, en ouverture du parcours des deux sélections en Ligue des Nations européenne.

La rencontre a connu de nombreux rebondissements qui ont renforcé son intensité, l'Espagne ayant ouvert le score très tôt par l'intermédiaire de Lamine Yamal à la 2e minute, avant que l'Angleterre ne réponde par deux buts signés Anthony Gordon et Harry Kane aux 36e et 40e minutes, pour ainsi aborder la seconde période avec un avantage de 2-1.

L'Espagne est revenue en seconde période grâce à un but d'Álex Baena à la 60e minute, puis a parachevé son sursaut par une réalisation de Mikel Oyarzabal à la 74e minute, pour offrir la victoire aux champions du monde.

L'Angleterre disputera son prochain match face à la Tchéquie à Prague le 29 septembre, tandis que l'Espagne recevra la Croatie le même jour dans le cadre de la deuxième journée.

  • L'Espagne plus dangereuse : l'exploitation des espaces

    L'Espagne a réalisé un début solide à Wembley, réussissant à exploiter les espaces apparus entre les lignes de l'équipe anglaise, notamment grâce au pressing haut et à la rapidité des transitions offensives. Le but précoce est venu par l'intermédiaire de Lamine Yamal après un bon pressing, ce qui a reflété la capacité de l'Espagne à contraindre l'Angleterre à commettre des erreurs dans sa relance. 

    En face, la possession de l'Angleterre ne s'est pas accompagnée d'un danger suffisant en début de rencontre. Bien qu'elle soit parvenue dans de bonnes zones sur le terrain de l'Espagne, elle a manqué de compacité entre les lignes et ses joueurs ont laissé des espaces évidents, en particulier entre les défenseurs, un problème persistant depuis la Coupe du monde que l'entraîneur Tuchel n'a pas encore réussi à résoudre.

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  • Tournant : Ferran Torres manque l'occasion et l'Angleterre retrouve son équilibre

    Le tournant le plus marquant de la première période fut le gaspillage par l'Espagne d'occasions qui auraient pu consolider son avance, notamment par l'intermédiaire de Ferran Torres, qui n'a pas su exploiter plus d'une opportunité dangereuse devant le but. 

    Malgré cela, la sélection espagnole est restée performante dans le pressing et les transitions, profitant de la vitesse de Ferran Torres, Yamal et Nico Williams dans les espaces derrière la défense anglaise. 

    Mais Thomas Tuchel a commencé à intensifier le pressing, ce qui a limité la capacité de l'Espagne à construire ses attaques et à atteindre facilement les zones de l'Angleterre. Et à la récupération du ballon, l'arme la plus importante de la sélection anglaise est apparue : la transition rapide vers l'attaque.


    L'Angleterre a réussi à exploiter les espaces laissés par l'Espagne derrière son milieu de terrain et sa défense, et la percée d'Anthony Gordon fut l'un des moments les plus marquants de la période.

    Il faut porter au crédit de Jude Bellingham sa décision de transmettre le ballon à Gordon plutôt qu'à Bukayo Saka, après avoir mieux lu l'espace disponible, transformant l'action en un but qui a ramené l'Angleterre dans le match. 

    L'Angleterre ne s'est pas arrêtée à l'égalisation et a continué d'exploiter les espaces derrière le milieu de terrain espagnol. Sur le deuxième but, Nico O'Reilly a profité de la lenteur de Rodri dans la couverture et a délivré un centre exploité par Harry Kane pour offrir l'avantage aux locaux.

  • Deuxième point de bascule : 3 clés qui résument la domination de l'Espagne

    En seconde période, l'Espagne a de nouveau renversé le match grâce à son pressing haut et à la qualité de ses remplaçants, tandis que l'Angleterre a énormément souffert pour ressortir le ballon. Le premier tournant est venu du penalty manqué par Harry Kane à la 54e minute, avant que Luis de la Fuente ne fasse entrer Oyarzabal et Alex Baena à la place de Ferran Torres et Nico Williams, qui avaient causé de nombreuses pertes de balle durant la première période.

    Baena a eu un impact immédiat : il a offert une occasion nette à Lamine Yamal, puis a marqué dès sa première frappe pour donner à l'Espagne l'égalisation 2-2 à la 60e minute.

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    Ce but n'était pas une simple action individuelle, mais le résultat direct de la façon dont l'Espagne a géré le pressing anglais : elle a attiré la première vague de pressing puis a exploité l'espace derrière l'ailier avancé, obligeant le milieu anglais à se déplacer latéralement, avant d'accélérer le jeu une fois la défense privée de sa cohésion.

    Au total, on peut dire que l'Espagne a renversé la situation face à l'Angleterre et à son entraîneur Tuchel, qui ne tire pas les leçons de ses erreurs, grâce à trois clés évidentes : le pressing haut qui a étouffé la relance anglaise, la qualité des remplaçants qui a apporté à l'équipe un élan offensif décisif, et l'exploitation des espaces. La « Roja » a ainsi confirmé sa capacité à faire face aux scénarios les plus difficiles et à revenir après avoir été menée, dans un début solide pour l'ère post-titre mondial.

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