L'oral de rentrée est déjà passé. Et Didier Deschamps avait certainement fait le plus difficile en actant son choix de nommer Kylian Mbappé capitaine de l'équipe de France. Mais sa première conférence de presse aux côtés de la star parisienne attisait à une curiosité certaine. Habitué à appréhender l'exercice avec le policé Hugo Lloris pendant plus de 10 ans, le sélectionneur des Bleus devra composer avec une personnalité bien plus imprévisible. Car Kylian Mbappé, qui avait fait le show avec une grande aisance juste avant, est aussi insaisissable sur le terrain qu'en dehors.
Sur le capitanat et la personnalité de Mbappé
"Je ne vais pas rentrer dans les détails. La décision je l'ai prise lundi soir. Ça se met en place. Kylian est déjà habitué à être dans ce groupe. Il ne sera pas seul, comme Hugo n'était pas seul. Il y a Antoine en tant que vice-capitaine. Ce groupe sera un relai avec moi comme avec la fédération. Le plus important c'est que ça ne soit pas un poids de plus pour Kylian."
"Ça prend beaucoup de place et c'est normal. Mais Kylian pense à ce qu'il doit faire lorsqu'il est sur le terrain. Ça se fait naturellement, je n'ai pas de conseil à lui donner."
"Vous avez une image de lui qui fait qu'il est dans l'égoïsme, ce qui n'est pas le cas. Je n'ai pas de doute sur sa personnalité. Il n'a pas à changer. Il a cette capacité de fédérer un groupe. J'ai fait ce choix car je suis convaincu qu'il a les qualités pour le faire."
Sur la déception de Griezmann
"J'ai eu des discussions avec Antoine. Je peux vous assurer qu'Antoine Griezmann, depuis lundi, est très souriant. Qu'il ait eu une déception sur le moment, c'est légitime, mais ça s'est arrêté là. Mais de tout ce que je vois, chacun a le même objectif par rapport au groupe. Il est rayonnant, resplendissant, dans la vie de groupe, comme dans les séances."
Sur le rôle de Maignan en tant que gardien numéro 1
"Il est habitué à être avec nous. Il ne peut pas remplacer l'expérience d'Hugo. Mais il s'est débarrassé de ses problèmes physiques. J'ai une totale confiance en lui grâce à ce qu'il montre avec son club."
Sur le projet de jeu des Bleus
"Sur les 23, 18 étaient à la dernière Coupe du monde. L'objectif est toujours le même. On part sur une phase de qualifications qui n'est jamais évidente. On va mettre une équipe qui a le plus de possibilités de mettre en difficulté l'adversaire. On veut les obliger à défendre. Ça sera un rapport de forces, comme d'habitude."
Sur la progression de Kolo Muani
"Kolo a fait de très bonnes choses avec nous. Il a un profil différent d'Olivier (Giroud) et de Marcus (Thuram). Il aura forcément un rôle. Il fait partie de ces joueurs qui ont un potentiel, qui l'ont fait voir à travers la dernière compétition. Il peut être amener à avoir du temps de jeu."
Sur le virus qui touche les Pays-Bas
"Ils ont un virus. Ce dont je suis sûr c'est qu'il y aura une équipe compétitive en face de nous. On ne va pas jouer avec l'anxiété par peur de tomber malade. Ça leur arrive, malheureusement, mais ça ne change pas la qualité de leur équipe."
Sur la volonté de certains joueurs de participer aux JO 2024
"C'est une bonne chose, car ils sont en France. Ça serait une bonne chose qu'ils y participent, mais on n'y est pas. J'espère de tout cœur qu'il y aura une compétition avant (l'Euro). Après est ce que les joueurs auront la possibilité de faire les deux ? Il s'agira de discussions entre le joueur et son club."
Sur le niveau actuel de Tchouaméni
"Il n'est pas dans sa meilleure période. Il a fait une très bonne Coupe du monde. Il a certainement eu un contre coup. Il a été absent à cause de blessures ou maladies. Il a eu un temps de jeu moindre, mais je garde totale confiance en Aurélien grâce à ce qu'il est capable de faire."





