Depuis le tirage au sort des quarts de finale de la Ligue des Champions, on présentait cette affiche entre Manchester City et l'Atlético de Madrid comme une savoureuse opposition de styles mettant aux prises deux collectifs bien rôdés. D'un côté, l'armada offensive du champion d'Angleterre. De l'autre, la cohésion défensive du champion d'Espagne.
Domination stérile de City
Et force est de constater que l'on ne s'était pas trompé de scénario. À l'Etihad Stadium, les deux équipes ont chacune été fidèles à leur ADN. Première conséquence à cela : le spectacle n'a pas été des plus flamboyants, et City s'est longtemps heurté à une véritable barrière.
En première période, l'Atlético de Madrid s'est contenté de défendre avec application, coulissant parfaitement pour contenir les actions construites des locaux. Si Gungogan et De Bruyne ont tenté leur chance de loin, l'équipe entraînée par Pep Guardiola n'est pas parvenue à régler la mire. À la pause : aucun tir cadré n'avait été à signaler. Match bloqué.
L'Atlético recule, De Bruyne trouve la faille
Heureusement, Manchester City est parvenu à augmenter le rythme au retour des vestiaires, rendant la tâche des Colchoneros encore plus compliquée. Jan Oblak s'est d'abord interposé sur une frappe puissante de Kevin De Bruyne (55e), avant de céder face au Belge quelques minutes plus tard. Servi par Phil Foden, fraîchement entré en jeu, le milieu de terrain a parfaitement croisé son tir, et a permis à City, enfin, de sortir de ce traquenard (70e).
Une juste récompense, tant l'Atlético n'a rien proposé offensivement ce mardi soir. Patient et appliqué, Manchester City se contentera aisément de ce maigre avantage à l'approche du match retour à Madrid. De leur côté, les Colchoneros devront cette fois se montrer plus ambitieux dans le jeu, en plus de rester solides défensivement. Un vrai casse-tête.





