Le niveau de jeu de l'Uruguayen Fede Valverde, joueur du Real Madrid, soulève de nombreuses interrogations au sein du club en cette période.
Le journal "Marca" a indiqué que Valverde a prouvé au fil des années sa capacité à évoluer à presque tous les postes, mais le problème réside dans le fait qu'il ne brille pas autant à tous ces postes.
Et au Real Madrid, le débat est relancé sur le meilleur poste pour exploiter le talent de l'un des joueurs les plus décisifs de l'équipe. Sa dernière prestation face à Villarreal a de nouveau montré que le couloir droit de la défense constituait un emplacement idéal pour mettre en valeur ses points forts.
Jude Bellingham lui a dit en toute franchise, après qu'il a offert deux actions qui expliquent les raisons de sa singularité : "Mon gars, tu es exceptionnel au sens plein du terme. Exceptionnel en tout. Tu es le meilleur".
Les louanges de l'Anglais arrivent au moment où une question qui entoure depuis longtemps l'Uruguayen revient sur le devant de la scène : et si sa meilleure version se trouvait au poste de latéral droit ? Un débat que Valverde avait tenté de clore la saison dernière.
Valverde avait alors déclaré : "Je ne suis pas né pour jouer latéral, et je ne me suis pas entraîné à ce poste depuis mon plus jeune âge. Je ne m'y sens pas à l'aise, parce qu'il me manque beaucoup de choses et de qualités, comme le repli défensif".
Mais les choses changent lorsqu'il évolue sur le côté droit, ce qui lui permet de libérer tout son potentiel. Là, il devient un joueur capable d'apporter de la profondeur, de la puissance et des projections offensives comme défensives sans avoir besoin de monopoliser le ballon.
C'est un joueur capable de changer le rythme d'un match par un démarrage rapide depuis l'arrière, ou par une passe précise qui trouve un espace invisible pour la plupart des joueurs.
Valverde relance un débat polémique
Valverde n'est ni un ailier ni un latéral classique, et il n'a pas besoin de s'appuyer sur le dribble ou de recevoir constamment le ballon pour faire la différence.
Son plus grand danger apparaît lorsqu'il trouve de l'espace pour se lancer : il attaque les intervalles et exploite ses qualités physiques pour surgir depuis la profondeur. Il dispose de vitesse, d'endurance, de frappes puissantes et d'une capacité exceptionnelle à répéter ses tentatives offensives.
Sur le côté droit, il peut combiner toutes ces qualités et surprendre par ses appels dans la profondeur. C'est là qu'il a fait mal à Villarreal au Bernabéu avec deux actions remarquables. L'une s'est conclue par le but de Diomande, et l'autre, qui lui a valu les éloges de Jude, a laissé Mbappé en duel direct avec le gardien.
Ce qui s'est produit fait partie des raisons qui font de sa présence sur le côté droit un apport précieux pour le Real Madrid. Fede garantit profondeur et équilibre à l'équipe : il peut se joindre à l'attaque, se retrouver en position de marquer, puis redescendre pour devenir un milieu de terrain supplémentaire lorsque l'équipe perd le ballon. Ses déplacements permettent d'adopter une approche plus offensive et allègent une partie des charges de ses coéquipiers sur l'aile.
Carlo Ancelotti a été l'un des premiers à exploiter régulièrement cette stratégie. L'entraîneur italien a placé le joueur uruguayen sur la ligne de touche, et il a même prédit qu'il marquerait dix buts dans la saison depuis ce poste.
Et bien que l'idée ait semblé hors de portée, le temps a confirmé la justesse de ses prévisions. Ses frappes de loin et sa capacité à pénétrer dans la surface de réparation en ont fait une menace permanente.
La recette secrète d'Ancelotti
Le Real Madrid de l'époque avait trouvé une combinaison gagnante. Valverde apportait la puissance physique et l'équilibre, tandis que les autres joueurs pouvaient se concentrer sur des tâches plus créatives.
L'Uruguayen n'avait pas besoin d'être au cœur de chaque attaque pour faire la différence : il lui suffisait d'apparaître au bon moment, d'exploiter les espaces ou de gâcher les intervalles que ses coéquipiers laissaient pour percer les défenses.
C'est pourquoi le poste de latéral droit reste une option séduisante. Lors du dernier match, Valverde a créé 3 occasions, réussi 12 passes dans le dernier tiers offensif, récupéré quatre ballons, intercepté deux, et remporté quatre des cinq duels qu'il a disputés. Et aucun joueur n'a réussi à le dribbler, ne serait-ce qu'une seule fois.
Ces statistiques reflètent son influence dans les deux phases de jeu, et elles ont accompagné une prestation dans laquelle il a de nouveau prouvé qu'il était capable d'être plus qu'un simple ailier dans certaines situations.
Cela dit, ce débat est embarrassant pour plusieurs raisons. D'abord, Valverde lui-même n'a jamais caché son inconfort au poste de latéral droit et sa préférence pour un rôle au milieu de terrain.
Ensuite, la construction de l'effectif : le Real Madrid possède déjà deux latéraux droits, l'un arrivé cet été et l'autre l'été dernier, et utiliser l'Uruguayen à ce poste susciterait donc des doutes sur la gestion du club.
Enfin, le coût d'un retour de Valverde au milieu de terrain ou au milieu offensif : pour cela, Mourinho devrait lui trouver une place aux dépens d'un joueur offensif titulaire. Diomande ou Arda Güler sont deux solutions qui pourraient perdre du temps de jeu si Valverde était repositionné plus haut. C'est un casse-tête tactique, car chaque solution exige de sacrifier quelque chose, ce qui explique pourquoi, malgré les préférences de l'Uruguayen, son poste reste une question délicate pour le Real Madrid.
Ce n'est pas le cas pour Mourinho, qui ne considère Fede comme latéral que comme une solution d'urgence.

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