Il est assurément l'un de ces joueurs de l'ombre, par lesquels peut provenir la lumière. Pourtant âgé de 24 ans depuis le mois de juillet dernier, Ole Selnaes fait désormais figure de leader dans l'expérimenté vestiaire de l'AS Saint-Etienne, troisième de Ligue 1 ce mercredi, fort d'un début de saison enfin sous le signe de la régularité.
Entré en jeu à la 64ème minute de jeu sur la pelouse du Stadium de Toulouse mardi soir (3-2), alors que le score n'était alors que de 1-1, le Norvégien n'a eu besoin que de onze petites minutes pour délivrer deux passes décisives à Rémy Cabella et Yannis Salibur, permettant aux Verts de revenir avec les trois points de la Garonne. Une qualité de passe qui définit à merveille l'ancien joueur de Rosenborg, qui lui permet bien souvent de trouver des ouvertures inspirées au coeur des défenses les plus regroupées de Ligue 1, grâce à une patte gauche et une vision du jeu qui font de lui un joueur unique dans l'effectif de Jean-Louis Gasset.
Une qualité de passe qui faisait défaut à l'AS Saint-Etienne
"Si je devais me décrire en deux mots sur le terrain ? Intelligent et bon dans la passe. Ces dernières années, je me suis beaucoup inspiré d’Andrea Pirlo. En quelque sorte, il a changé notre poste. Avant, c’était des joueurs qui taclaient et couraient beaucoup comme Patrick Vieira ou Claude Makelele. Maintenant, il faut être bon avec le ballon comme Thiago Motta ou Pirlo", déclarait d'ailleurs à France Football le natif de Trondheim, en 2016, quelques mois après son arrivée dans le Forez.
Une comparaison qui peut apparaître comme audacieuse, mais pourtant assez révélatrice. En effet, pour compenser certaines lacunes physiques et un impact parfois trop léger à la récupération du ballon et ce, malgré son gabarit imposant, Ole Selnaes joue la tête levée, est en constante recherche de verticalité dans ses transmissions et est capable d'alterner jeu court et jeu long en une touche de balle, ce qui fait de lui un danger permanent pour les adversaires de l'ASSE.
GETTY
"Il a pour lui la vision du jeu, le sens de la passe et la variété de la passe, une maîtrise de soi nécessaire dans son poste qui impose de dicter le jeu en profondeur. En outre, il a vraiment du caractère, ce qui manque d'ailleurs souvent aux joueurs norvégiens. Il doit trouver plus de continuité dans son jeu, être constant sur l'ensemble des matches. Et vu qu'il mesure 1m87, il doit encore travailler dans les duels, parce qu'il pourrait être plus dangereux dans les airs", notait l'ancien recruteur et dirigeant norvégien Tor Kristian Karlsen, pour le quotidien L'Equipe.
"Ces derniers temps, je me sens en bonne forme. On se trouve bien avec Yann M'Vila sur le terrain. Je suis en confiance et je me sens à mon aise dans cette équipe. Le fait d'évoluer avec deux sentinelles au milieu de terrain me donne un peu plus de liberté et me permet de tenter plus ma chance. J'essaie d'apporter un plus offensivement", déclarait le principal intéressé en mars dernier, quand les Verts opéraient une remontée spectaculaire au classement, sous l'impulsion du nouvel entraîneur Jean-Louis Gasset. Un technicien qui n'avait pas hésité une seconde avant de faire de l'international norvégien l'une des pierres angulaires de sa formation.
Une adaptation à l'image de son jeu, tout en douceur
Néanmoins, si le joueur a déjà pris part aux 7 premières rencontres de l'ASSE cette saison, passer du championnat norvégien à la Ligue 1 ne s'était pas avéré être chose aisée, pour celui qui était arrivé durant l'hiver 2016 après la saison la plus accomplie de sa jeune carrière avec son club de Rosenborg, où il avait remporté le championnat national, et à titre personnel deux gullballen (trophées UNFP norvégiens), ceux de meilleur milieu et de meilleur joueur de la Tippeligaen 2015.
Seulement âgé de 21 printemps lors de son arrivée, celui qui compte aujourd'hui 19 sélections pour la Norvège malgré une suspension de 11 mois infligée par la FIFA pour s'être montré trop véhément envers un arbitre en octobre 2016 lors d'une rencontre face à l'Azerbaïdjan, n'avait jamais semblé en mesure de titiller les titulaires de l'équipe alors dirigée par Christophe Galtier, encore jugé trop frêle. N'ayant connu que la Norvège et sa douceur de vie, Ole Selnaes avait même vu son domicile cambriolé dans le Forez, le poussant à vivre pendant des mois chez son partenaire et compatriote Alexander Soderlund, ayant pour sa part quitté le club cet été. Un épisode qui avait largement entamé le moral du joueur... Insuffisant toutefois pour le faire abandonner, lui a toujours pu compter sur le soutien des cadres.

"J'ai toujours aimé ses qualités. Je l'avais dit quand il est arrivé. C'est un joueur qui est très propre quand il a le ballon. Je trouve qu'il récupère de plus en plus de balles. On sent qu'il est heureux. Quand un joueur est heureux et en confiance, il est performant sur le terrain", avait par exemple indiqué l'emblématique capitaine Loïc Perrin interrogé par France Bleu Saint-Étienne Loire au sujet de son jeune partenaire. Désormais incontestable et incontesté dans l'entrejeu stéphanois, le numéro 17 des Verts peut cette saison exploiter la plénitude de son potentiel, formant avec Yann M'Vila l'une des paires les plus performantes de l'Hexagone.
À condition de gagner en constance et d'élargir un peu plus sa palette, autant dire que l'avenir d'Ole Selnaes pourrait prochainement s'écrire loin de Geoffroy-Guichard, certains clubs anglais ne s'étant pas fait prier pour venir aux renseignements lors des deux derniers mercatos... Logique. Un futur départ qui apparaît comme inéluctacle, qui serait néanmoins un véritable crève-coeur pour les fervents supporters du club, alors que les maillots floqués de son nom fleurissent un peu plus chaque mois dans les travées du Chaudron.
Entré en jeu à la 64ème minute de jeu sur la pelouse du Stadium de Toulouse mardi soir (3-2), alors que le score n'était alors que de 1-1, le Norvégien n'a eu besoin que de onze petites minutes pour délivrer deux passes décisives à Rémy Cabella et Yannis Salibur, permettant aux Verts de revenir avec les trois points de la Garonne. Une qualité de passe qui définit à merveille l'ancien joueur de Rosenborg, qui lui permet bien souvent de trouver des ouvertures inspirées au coeur des défenses les plus regroupées de Ligue 1, grâce à une patte gauche et une vision du jeu qui font de lui un joueur unique dans l'effectif de Jean-Louis Gasset.
Une qualité de passe qui faisait défaut à l'AS Saint-Etienne
"Si je devais me décrire en deux mots sur le terrain ? Intelligent et bon dans la passe. Ces dernières années, je me suis beaucoup inspiré d’Andrea Pirlo. En quelque sorte, il a changé notre poste. Avant, c’était des joueurs qui taclaient et couraient beaucoup comme Patrick Vieira ou Claude Makelele. Maintenant, il faut être bon avec le ballon comme Thiago Motta ou Pirlo", déclarait d'ailleurs à France Football le natif de Trondheim, en 2016, quelques mois après son arrivée dans le Forez.
Une comparaison qui peut apparaître comme audacieuse, mais pourtant assez révélatrice. En effet, pour compenser certaines lacunes physiques et un impact parfois trop léger à la récupération du ballon et ce, malgré son gabarit imposant, Ole Selnaes joue la tête levée, est en constante recherche de verticalité dans ses transmissions et est capable d'alterner jeu court et jeu long en une touche de balle, ce qui fait de lui un danger permanent pour les adversaires de l'ASSE.
GETTY"Il a pour lui la vision du jeu, le sens de la passe et la variété de la passe, une maîtrise de soi nécessaire dans son poste qui impose de dicter le jeu en profondeur. En outre, il a vraiment du caractère, ce qui manque d'ailleurs souvent aux joueurs norvégiens. Il doit trouver plus de continuité dans son jeu, être constant sur l'ensemble des matches. Et vu qu'il mesure 1m87, il doit encore travailler dans les duels, parce qu'il pourrait être plus dangereux dans les airs", notait l'ancien recruteur et dirigeant norvégien Tor Kristian Karlsen, pour le quotidien L'Equipe.
"Ces derniers temps, je me sens en bonne forme. On se trouve bien avec Yann M'Vila sur le terrain. Je suis en confiance et je me sens à mon aise dans cette équipe. Le fait d'évoluer avec deux sentinelles au milieu de terrain me donne un peu plus de liberté et me permet de tenter plus ma chance. J'essaie d'apporter un plus offensivement", déclarait le principal intéressé en mars dernier, quand les Verts opéraient une remontée spectaculaire au classement, sous l'impulsion du nouvel entraîneur Jean-Louis Gasset. Un technicien qui n'avait pas hésité une seconde avant de faire de l'international norvégien l'une des pierres angulaires de sa formation.
Une adaptation à l'image de son jeu, tout en douceur
Néanmoins, si le joueur a déjà pris part aux 7 premières rencontres de l'ASSE cette saison, passer du championnat norvégien à la Ligue 1 ne s'était pas avéré être chose aisée, pour celui qui était arrivé durant l'hiver 2016 après la saison la plus accomplie de sa jeune carrière avec son club de Rosenborg, où il avait remporté le championnat national, et à titre personnel deux gullballen (trophées UNFP norvégiens), ceux de meilleur milieu et de meilleur joueur de la Tippeligaen 2015.
Seulement âgé de 21 printemps lors de son arrivée, celui qui compte aujourd'hui 19 sélections pour la Norvège malgré une suspension de 11 mois infligée par la FIFA pour s'être montré trop véhément envers un arbitre en octobre 2016 lors d'une rencontre face à l'Azerbaïdjan, n'avait jamais semblé en mesure de titiller les titulaires de l'équipe alors dirigée par Christophe Galtier, encore jugé trop frêle. N'ayant connu que la Norvège et sa douceur de vie, Ole Selnaes avait même vu son domicile cambriolé dans le Forez, le poussant à vivre pendant des mois chez son partenaire et compatriote Alexander Soderlund, ayant pour sa part quitté le club cet été. Un épisode qui avait largement entamé le moral du joueur... Insuffisant toutefois pour le faire abandonner, lui a toujours pu compter sur le soutien des cadres.

"J'ai toujours aimé ses qualités. Je l'avais dit quand il est arrivé. C'est un joueur qui est très propre quand il a le ballon. Je trouve qu'il récupère de plus en plus de balles. On sent qu'il est heureux. Quand un joueur est heureux et en confiance, il est performant sur le terrain", avait par exemple indiqué l'emblématique capitaine Loïc Perrin interrogé par France Bleu Saint-Étienne Loire au sujet de son jeune partenaire. Désormais incontestable et incontesté dans l'entrejeu stéphanois, le numéro 17 des Verts peut cette saison exploiter la plénitude de son potentiel, formant avec Yann M'Vila l'une des paires les plus performantes de l'Hexagone.
À condition de gagner en constance et d'élargir un peu plus sa palette, autant dire que l'avenir d'Ole Selnaes pourrait prochainement s'écrire loin de Geoffroy-Guichard, certains clubs anglais ne s'étant pas fait prier pour venir aux renseignements lors des deux derniers mercatos... Logique. Un futur départ qui apparaît comme inéluctacle, qui serait néanmoins un véritable crève-coeur pour les fervents supporters du club, alors que les maillots floqués de son nom fleurissent un peu plus chaque mois dans les travées du Chaudron.
