Le dossier de l'organisation de la finale du Mondial 2030 entre l'Espagne et le Maroc connaît un véritable bras de fer : alors que le pays européen insiste sur le fait que le trophée doit être soulevé sur son sol, le Maroc se présente comme l'alternative la plus appropriée en matière de préparation, d'infrastructures et d'image que la FIFA souhaite véhiculer autour du tournoi.
En toile de fond, une série d'incidents racistes successifs survenus dans les stades espagnols au cours des derniers mois impose une question morale pressante : « Est-il convenable de confier un match qui rassemble toutes les ethnies et toutes les couleurs à un pays dont le dossier en matière de lutte contre le racisme reste grand ouvert ? »
Depuis que Vinicius Junior a réclamé le retrait de l'organisation du Mondial à l'Espagne si la situation en matière de lutte contre le racisme ne s'améliorait pas, la polémique ne s'est pas apaisée. Ses déclarations avaient alors été accueillies par une vaste campagne de critiques de la part des médias espagnols, avant que les événements de ces derniers mois et de ces derniers jours ne viennent lui donner un appui concret sur le terrain.
À l'inverse, le Maroc a mis à profit l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations 2025 pour offrir une image de stades modernes, d'une organisation soignée et un message selon lequel la finale historique du Mondial 2030 pourrait trouver un foyer sûr et moderne sur la rive sud de la Méditerranée.

