Même pour son image, Toulouse n'est pas verni. Les hommes de Pascal Dupraz ont souvent un montré un visage terne cette saison, et certaines de leurs sorties ont pu leur faire une mauvaise publicité, à l'image du match nul et vierge contre Saint-Etienne il y a quelques semaines. Mais ce Toulouse-Metz était un match où la manière était à dissocier du score.
Un très, très bon 0-0
Une fois encore, le Téfécé n'a pas marqué, mais cette fois-ci, il y a mis toutes les bonnes intentions. Avec un total de 21 tirs, les coéquipiers d'Andy Delort ne sont pas parvenus à trouver la faille contre une équipe messine bien regroupée mais toujours aussi inquiétante défensivement. Il faut dire qu'après un début de match équilibré, l'affaire s'est compliquée pour les Lorrains, réduits à dix après l'expulsion de Diagne au coeur de la première période (23e). Gradel (33e), Jullien (38e) ou Delort (42e) ont tous manqué l'occasion de mettre le Téfécé sur les bons rails avant la pause.
Durant le second acte, Toulouse mettait encore le pied sur l'accélérateur en se procurant une pluie d'occasion, mais ni Delort (62e), ni Toivonen (71e) ne parvenaient à délivrer le Stadium. La palme de la malchance revenait à Yaya Sanogo, qui trouvait la barre après un splendide enchaînement poitrine-retourné acrobatique (68e). Metz, de son côté, aurait pu porter l'estocade et faire le hold-up parfait... Et encore. L'image est un peu réductrice puisque les Messins ne se sont pas créés qu'une occasion nette et ont fait mieux que resister après le repos. A trois reprises, l'intenable Nguette a mis la défense toulousaine au supplice et a été tout proche de débloquer la situation (55e, 65e, 83e). Les deux équipes en restaient là. Le Stadium ne s'est pas ennuyé, cette fois-ci. Frédéric Hantz décroche son premier point aux commandes du FC Metz.
