Un rapport sénégalais a affirmé que des développements qu'il a qualifiés de revers pour le Maroc se sont produits lors de l'audience devant le Tribunal arbitral du sport, dans le cadre du litige juridique avec le Sénégal au sujet de la finale de la Coupe d'Afrique des nations, et ce selon ce qu'il présente comme des "informations fuitées d'une séance à huis clos", dont les détails n'ont fait l'objet d'aucune confirmation officielle.
Le site sénégalais "Sene News" a soutenu que la partie marocaine avait tenté, durant l'audience tenue dans la ville suisse de Lausanne, de s'appuyer sur un second rapport attribué à l'arbitre congolais Jean-Jacques Ndala, dans le but de présenter une version différente des événements survenus lors de la finale.
Selon le récit de "Sene News", le rapport officiel de l'arbitre faisait état d'un arrêt du match à la 97e minute, avant une reprise du jeu environ 12 minutes plus tard, mais il ne comportait pas, d'après le site, de mention d'un retrait de la sélection sénégalaise ni d'une défaite prononcée à son encontre.
Le site a affirmé que les représentants de la Confédération africaine de football avaient soulevé des interrogations quant à l'existence même de ce second rapport "fabriqué", ce qui aurait conduit, selon lui, à écarter cette piste des discussions après une controverse durant la séance.
Le site a également indiqué que la défense marocaine avait soulevé des questions sur une éventuelle influence exercée sur l'arbitre Ndala par son compatriote Olivier Savary, président de la commission des arbitres de la Confédération africaine, sans toutefois fournir dans son rapport de preuve publique étayant cette allégation.
En revanche, le site a relevé que la défense sénégalaise s'était accrochée au principe du "terrain de jeu", qui repose sur le caractère définitif des décisions arbitrales relatives aux faits de match et à son résultat, sauf s'il est établi qu'il y a eu corruption ou mauvaise foi.
Cela étant, les détails rapportés par le site sénégalais relèvent de sa propre version de ce qu'il présente comme des fuites d'une séance à huis clos, et ne peuvent être considérés comme des faits confirmés ni comme une décision rendue par le Tribunal arbitral du sport.
La décision finale du Tribunal demeure l'élément déterminant dans le litige entre les deux parties.

