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Al Hilal v Al Shabab - Saudi Pro LeagueGetty Images Sport
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Renard lance un défi : « Pas le temps de réfléchir… Voici mon objectif face au Japon et aux Pays-Bas »

Deux mois seulement après avoir quitté le banc de la sélection saoudienne, le Français Hervé Renard fait déjà son retour sur le devant de la scène. Cette fois, il prend les rênes de la Tunisie, qui a fait appel à lui en urgence pour préparer la Coupe du monde 2026.

Renard a pris ses fonctions dans des circonstances exceptionnelles, après que la Fédération tunisienne a limogé l’entraîneur Sabri Lamouchi à la suite de la cuisante défaite 5-1 face à la Suède lors de la première journée de la phase de poules.

Âgé de 57 ans, le technicien français dispose d’un temps très limité pour s’organiser, puisqu’il s’apprête à s’envoler pour le Mexique afin de rejoindre directement le stage des « Aigles de Carthage » en plein cœur de la compétition.

Prendre les rênes d’une équipe déjà qualifiée pour la Coupe du monde est une situation rare, mais Renard s’est illustré tout au long de sa carrière par sa capacité à relever des défis de dernière minute.

Ironie du sort, ce n’est pas la première fois que Renard succède à Lamouchi : en 2014, il avait déjà pris les rênes de la sélection ivoirienne avant de mener les « Éléphants » vers le titre continental.

« Tout s’est passé très vite depuis le limogeage de Sabri Lamouchi, a-t-il déclaré au journal français Le Parisien. Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour réfléchir. »

Il a ajouté : « Nous ferons de notre mieux contre le Japon puis les Pays-Bas, et nous tenterons de saisir notre chance dans cette compétition. »

Selon le quotidien, ces propos résument bien le tempérament de Renard, qui privilégie l’action sur le terrain aux promesses ou aux longs discours sur l’avenir.

Après leur défaite initiale, les Aigles de Carthage doivent désormais battre le Japon le 21 juin, puis les Pays-Bas le 26 juin, s’ils veulent entretenir leurs chances de qualification.

Ce défi marque une nouvelle étape dans le parcours unique de l’entraîneur français, qui dirigera sa troisième sélection différente en trois éditions consécutives de la Coupe du monde, après avoir pris les rênes du Maroc en 2018 et de l’Arabie saoudite en 2022.

En dix-huit ans à la tête de sélections nationales, il s’est forgé une réputation de spécialiste des sauvetages, dirigeant six équipes et remportant la Coupe d’Afrique des nations avec la Zambie en 2012 puis la Côte d’Ivoire en 2015.

Son plus grand exploit international demeure la victoire historique de l’Arabie saoudite 2-1 face à l’Argentine lors de la Coupe du monde 2022, l’un des plus grands coups de théâtre de l’histoire de la compétition.

En poste au Sénégal, il a reçu l’appel de la Fédération tunisienne, puis a immédiatement rejoint Paris avant de s’envoler pour Monterrey (Mexique), où il a dirigé sa première séance d’entraînement seulement quelques heures après son arrivée.

Il s’appuiera sur un staff composé de Nicolas Baudouin (analyse vidéo), David Baryak (préparation physique) et Gilles Le Fluch (entraînement des gardiens).

Le journal conclut en rappelant que, si la mission est une nouvelle fois extrêmement difficile – la Tunisie n’ayant plus que deux matchs pour sauver sa Coupe du monde –, c’est précisément ce genre de défis qui a toujours permis à l’entraîneur français de briller.

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