"Ensemble, on va le faire !" Ce message lancé par le PSG à ses supporters a retenti jusqu'à Madrid et a atterri dans la salle de conférence de presse au Parc des Princes ce lundi. Interloqués, les journalistes madrilènes se sont demandés jusqu'où le club de la capitale pouvait aller face au double tenant du titre européen.
Real Madrid, Zidane : "Demain, ça sera un match de plus"
" Chacun va essayer de déstabiliser à sa manière, comme il pourra. On respecte énormément une équipe aussi forte que le PSG. Mais nous aussi on a nos armes pour les battre ", a expliqué Sergio Ramos quant au mojo qui a pris de l'ampleur sur les réseaux sociaux. Déstabiliser l'adversaire, ils savent faire, comme lors des dix dernières minutes à Madrid, au match aller (3-1). Mais leur longue expérience en Ligue des Champions leur a appris une chose : ne pas sous-estimer l'équipe adverse. Et c'est en cela qu'ils n'ont pas accueilli le forfait de Neymar, opéré au Brésil et en convalescence actuellement dans sa villa à Rio, comme une bonne nouvelle.
Car finalement, celui qui a très fortes probabilités de le remplacer s'appelle Di Maria. Et c'est un joueur qu'ils connaissent bien : " Di Maria est un joueur spectaculaire. Il peut jouer à droite, à gauche, derrière une pointe, on sait qu'il bouge bien, qu'il prend bien les espaces. Sachant cela on va essayer de proposer une équipe qui essaiera de faire son match", affirmait Zidane au Parc des Princes.
La machine à buts réquisitionnée
Une analyse partagée par le capitaine des Merengue : " Neymar est un joueur différent, d'ampleur mondial. Il est important, on a souffert au cours des dernières années, même au Barça. Di Maria est un immense joueur donc pour nous ça ne change rien. Il apporte plus au niveau défensif peut-être mais c'est quasi pareil ". Son entraineur, Unai Emery, qui le cotoie quotidiennement sait que l'arme de destruction massive peut être du côté de l'Argentin. Il a souligné, devant un parterre de journalistes venus de plusieurs pays, sa détermination : " Di Maria est prêt, il sait ce qu'est la Ligue des Champions et le plus haut niveau. N'importe quel joueur veut y aller demain, mais Di Maria, en particulier, il aura les crocs". Son efficacité offensive en 2018 est un atout non négligeable pour une équipe qui a besoin de deux buts d'écart pour se qualifier.
GettyimagesLe Di Maria dont parle le Basque, c'est celui qui avait sorti un match monstrueux face au Barça, celui qui a une revanche à prendre face à son ancien club, mais aussi contre son entraineur qui l'avait placé sur le banc, sans lui permettre de disputer la moindre minute à Santiago Bernabeu. Depuis l'annonce du forfait de Neymar, et face aux prestations timides devant les buts de Mbappé, El Fideo est devenu, tout doucement, celui qui incarne l'espoir. Un espoir qui, pour certains, ressemblerait à un miracle. Mais les statistiques à domicile plaident en faveur des Parisiens : Paris a gagné 2 de ses 11 dernières réceptions en phase à élimination directe de Ligue des Champions par au moins 2 buts d’écart (3-1 face à Chelsea en avril 2014 et 4-0 face à Barcelone en février 2017). Deux buts d'écart, c'est exactement ce dont a besoin le PSG pour se qualifier.





