Nice débute son aventure européenne ce jeudi en Israël, sur la pelouse du Maccabbi Tel-Aviv. Avec l'objectif de faire un premier pas vers la phase de poules de la Ligue Europa Conference.
"Ne pas faire de campagne européenne aurait été un regret dans ma carrière"
A la veille de ce rendez-vous majeur pour les Aiglons, Andy Delort est revenu sur la dernière saison du club qui leur a permis d'être européens cette année.
Une aventure que l'ancien montpelliérain souhaitait connaître dans sa carrière. "Sans me jeter des fleurs, avec les saisons que j'ai faites en Ligue 1... J'aurais aimé en faire une avec Montpellier. On l'aurait mérité sur mes deux premières années. Ne pas en faire aurait été un regret de ma carrière", a-t-il confié dans une interview à L'Equipe.
"Beaucoup de gens disent que cette coupe serait quelque chose de moyen, mais on a vu la finale de la saison dernière, on a vu les demi-finales : c'est quelque chose qui fait clairement rêver. Je suis très heureux de participer à cette coupe. Mais il faudra d'abord passer les barrages."
La discussion avec Galtier qui a tout changé
Le buteur azuréen a également évoqué une discussion avec Christophe Galtier à la mi-temps de la dernière journée, que Nice devait absolument remporter pour accrocher une place européenne.
"Putain, il y avait 2-0 pour Reims ! Il fallait que je fasse quelque chose, remet-il. À la mi-temps, Galtier me chope dans les toilettes alors que j'étais en train de pisser. Il vient me voir en mâchant son chewing-gum - je kiffe quand il fait ça, avec son regard l'air de rien.
"Il vient pisser à côté de moi, il me regarde, il me fait un clin d'oeil : 'Andy, ne lâche pas, c'est pas fini, j'en suis persuadé. Je sens que tu vas faire quelque chose. Tu vas changer le match." Avant qu'il me dise ça, à l'intérieur de moi, je me disais déjà : "Il ne faut pas qu'on lâche maintenant, je vais marquer.'
Résultat, Delort claque un triplé en seconde période et envoie Nice parcourir le continent. Un moment à part pour l'attaquant.
"Il y avait 3-2, mais s'il avait fallu que j'en mette encore un, je l'aurais mis. C'est ça la confiance. J'adore ces moments-là", savoure-t-il encore.
"C'est un peu comme dans les jeux de combat, quand ta jauge s'est remplie et que tu peux utiliser ta super attaque : tu sais que si tu frappes, le ballon va être dévié et ira en pleine lucarne."



