Les joueurs de Thomas Tuchel peuvent nourrir des regrets. De vrais regrets. Alors qu’ils se sont rendus au San Paolo dans l’intention "de ne pas perdre" dixit Buffon, les Parisiens ont sorti une première période solide, à presque tous les niveaux : l’intensité, le pressing, la possession, et surtout, un Neymar appliqué. Comme il l’a encore démontré ce mardi soir à Naples, quand le Brésilien va, tout va. A l’instar de sa magnifique action qui a permis à Mbappé de servir Bernat sur l’ouverture du score. Puis, en seconde période, son indiscipline et son acharnement à vouloir jouer seul sont revenus au galop, en même temps que la baisse de niveau de l’équipe.
Buffon sauve la mise en seconde période
Le PSG a souvent eu pour habitude de montrer deux visages, généralement dans l’autre sens, avec une première période pendant laquelle ils sont moins concernés, puis une seconde où ils se réveillent. Dans ce cas présent, alors qu’ils tenaient entre leurs mains de l’or avec une probable victoire (pendant que Liverpool avait perdu à Belgrade), c’est le contraire que l’on a vu. À partir du moment où, au retour des vestiaires, les Napolitains ont doublé d’intensité et d’agressivité, les Franciliens n’ont pas su tenir le choc. Le seul pilier solide à ce moment précis était Buffon, avec ses quatre parades coup sur coup.
Le mauvais contrôle de Thiago Silva, ainsi que la sortie du portier italien simultanément, ont permis aux joueurs d’Ancelotti de prendre leur destin entre leurs mains, eux aussi, grâce à l’égalisation napolitaine. Une action qui traduit aussi le manque de confiance de l’équipe à ce moment, moment où le PSG doit tenir le score favorable.
Getty ImageaUn arbitrage contesté par le PSG
Le penalty, transformé par Insigne, a été sujet à controverse, tout comme la faute non sifflée sur Bernat, le buteur parisien, qui aurait permis à Paris de reprendre potentiellement la tête durant la partie : "Après sur le but de Naples, il y avait hors-jeu. Après, il y a le penalty sur Bernat. Ces décisions sont très difficiles à accepter, mais c’est comme ça. On manque un peu de chance", expliquait Tuchel à RMC à l’issue du match. Même son de cloche pour le Président : "J’ai vu les images, il y avait hors-jeu sur le but de Naples et il y avait penalty pour nous sur Bernat. Après normalement, c’est 2-0 le penalty et pas 1-1 mais on va accepter. On a vraiment besoin de la VAR le plus rapidement possible en Champions League. On a perdu deux points sur deux erreurs de l’arbitre".
Les réactions de NAK et Tuchel ont été appuyés par Neymar, qui aurait vécu une situation qu’il n’a pas apprécié : "L’arbitre a dit quelque chose qu’il n’aurait pas dû me dire. C’était irrespectueux de sa part. Je n’ai pas envie de répéter ce qu’il m’a dit. Mais quelqu’un là-haut doit faire quelque chose. Il ne peut pas manquer de respect comme il m’a manqué de respect. Nous sur le terrain, on nous demande du respect pour les arbitres. On doit avoir la même chose en retour".
À présent, comme l’aime si bien le dire le coach parisien, le moment est venu de regarder vers l’avant et se concentrer sur la réception de Liverpool ainsi que le déplacement à Belgrade, lieu dans lequel Naples s’est fait accrocher et les Anglais ont perdu. Comme l’a spécifié Thomas Meunier : "On va vraiment voir si le PSG a la carrure d'un grand de Champions League". Wait and see.





