Lille pourrait être sacré champion de France dès ce dimanche en fonction des résultats de la 37e journée de Ligue 1. Sacré dans le nord il y a tout juste dix ans, Rio Mavuba se remémore la fin de saison des Dogues de Rudi Garcia.
Interrogé par France Info sur la recette pour ne pas perdre pied, l'ancien international répond : "On ne se concentre que sur notre performance parce que si on commence regarder l'autre équipe, ça ne marche pas.
"Il vaut mieux assurer le coup en se disant : 'On gagne notre match', ça c'est la priorité. En gagnant, on est plus tranquilles, on a notre destin entre nos mains. On essayait aussi de relativiser et d'aborder chaque match comme un match à gagner et non comme un championnat à gagner."
D'autant que ce LOSC version 2010-2011 n'était pas forcément taillé pour jouer le titre, à l'image de l'équipe de cette saison. "On n'était pas programmés pour le titre. Ensuite, à la trêve, on s'est dits que ça pouvait être sérieux", rejoue encore Mavuba.
"Mais c'était long et on n'avait pas l'expérience de Marseille, champion la saison d'avant, que ce soit entre les entraîneurs, ou la différence entre les joueurs. Puis ça a commencé à sentir bon dans les quatre, cinq dernières journées."
"Ils ont le mental et le physique, donc je pense que ça va aller au bout"
L'ancien milieu de terrain voit tout de même un certain nombre de points communs entre les deux équipes, à dix ans d'intervalle. "Au niveau du jeu, en transition, dans le jeu de contre, les deux sont très fortes. Certainement plus forts même pour l'équipe de cette saison", analyse-t-il.
"Nous, en 2011, on avait peut-être un jeu plus léché, plus posé, en possession. Mais tactiquement, le point qui nous rallie c'est l'attaque rapide. Oon n'avait pas le même effectif que le LOSC cette année, en terme de quantité. À l'inverse, ce que fait Lille cette saison est exceptionnel parce que concurrencer Paris, Monaco et Lyon en même temps, c'est très, très fort."
Et l'intéressé de conclure, optimiste : "Je les sens armés pour ne pas lâcher, notamment grâce à l'expérience de Jose Fonte, de Burak Yilmaz. Je les sens costauds, ils mettent du rythme, ils ont une fraîcheur dans cette fin de saison qui démontrent qu'ils ne vont rien lâcher.
"Ce sont les qualités mentales qui vont faire la différence. Il y a une fraîcheur physique à avoir mais ils l'ont. C'est ce qui m'impressionne d'ailleurs, ils dominent tous leurs adversaires physiquement. Ils ont le mental et le physique, donc je pense que ça va aller au bout."





