C'est le dénouement d'un long feuilleton qui avait suscité l'espoir à Bordeaux comme dans le reste de la France. Thierry Henry, avec sa notoriété et son C.V., a été tout proche de rejoindre les Girondins de Bordeaux, mais l'affaire ne se fera pas. Comme annoncé par son ancien employeur Sky Sports et indiqué hier par Paris Match, l'actuel sélectionneur adjoint de la Belgique a finalement décliné l'offre.
La fin malheureuse de ce feuilleton a plusieurs causes. La première concerne les demandes de Thierry Henry pour le poste. L'ancien buteur n'est pas parvenu à trouver un terrain d'entente avec la future direction bordelaise sur la composition de son staff technique et les perspectives de recrutement. Ce dernier point, notamment, conditionnait grandement l'avenir sportif de l'équipe à court terme. Thierry Henry, malgré son vécu et son aura, souhaitait des garanties qu'il n'a pas obtenues.
Le point suivant est relatif au rôle précis du technicien. En Gironde, pour sa première expérience en tant que numéro 1, Thierry Henry souhaitait un costume de manager à l'anglaise, avec un pouvoir élargi sur le sportif, comme il avait pu le contempler sous la tutelle d'Arsène Wenger quand le Français régnait à Arsenal. Or, c'est un rôle plus étroit qui avait été imaginé par les décideurs bordelais pour le champion du monde 1998.
Enfin, des divergences entre l'actuel propriétaire du club, M6, représenté par Nicolas De Tavernost, et les futurs repreneurs américains GACP ont également plombé ce dossier, malgré les échanges constructifs entre Thierry Henry et chacune des parties. L'incertitude est donc totale, à Bordeaux, après la première victoire de la saison en Ligue 1. En attendant de connaître l'identité du successeur de Gustavo Poyet, Éric Bedouet et sa troupe vont tenter de composter leur ticket pour la phase finale d'Europa League, jeudi, face à la Gantoise (match nul 0-0 à l'aller). Un échec sportif assombrirait encore un peu plus le ciel bordelais.
