Vous avez plus de 24 ans ?

Help us verify your age by providing an honest response. This site contains gambling advertising for 24+.

Age-restricted content

Vous n'avez pas l'âge requis pour consulter les contenus liés aux paris. Vous allez être redirigé vers la page d'accueil.

alt
FBL-GER-BUNDESLIGA-BAYERN MUNICH-LEIPZIGAFP
Traduit par

La solution est d’une simplicité déconcertante : comment Luis Diaz a surmonté sa disette de buts au Bayern Munich

Comparé au spectacle que Luis Diaz avait offert plus tôt, en cette soirée d’automne pluvieuse à l’Allianz Arena, l’après-match fut des plus discrets. Diaz a été l’un des derniers joueurs à quitter les vestiaires après la victoire 6-1 du Bayern Munich contre le RB Leipzig lors de la 6e journée de Bundesliga. La capuche rabattue sur le visage, il affichait un air qu’il aurait pu emprunter à Michael Olise, « Mr. Nonchalant ». Il tenait tout de même à la main le ballon du match signé par ses coéquipiers, comme il se doit pour l’auteur d’un triplé. Juste avant de quitter le stade, il a encore levé rapidement le pouce. 

Mais ses célébrations explosives après chacun de ses trois buts, ainsi que ceux de ses coéquipiers, avaient déjà laissé deviner à quel point cette soudaine réussite avait dû le soulager lui aussi. 

Ce n’était pas le premier triplé de Luis Diaz avec le Bayern : en février déjà, il avait inscrit trois buts contre le TSG Hoffenheim lors d’une victoire 5-1. Ce n’était pas non plus son premier but depuis le début de sa disette en août : il avait déjà marqué mardi lors du nul 3-3 sur le terrain du Viking Stavanger en Ligue des champions. 

Cette fois, le Bayern Munich n’a pas eu à courir après le score dès le début du match

Et pourtant, dès son premier but contre Leipzig, on a senti que quelque chose s’était débloqué. Peut-être était-ce dû à sa célébration franchement exubérante. Ou peut-être au fait que, cette fois, le Bayern n’a pas eu à courir après un retard précoce et a au contraire pris l’avantage assez tôt, dès la douzième minute. Diaz aurait même pu marquer dès la première minute, mais après une attaque rapidement menée par Harry Kane et Michael Olise, il a trop tardé à frapper et s’est lui-même privé d’une bonne position de tir.

Ce fut la seule fois de la soirée où il a rappelé l’attaquant en difficulté des dernières semaines, celui qui tentait des gestes trop compliqués dans des positions prometteuses ou qui marquait, mais voyait ses buts annulés pour hors-jeu, à tort ou à raison. Il n’avait inscrit qu’un but pour un total de 3,1 buts attendus (xG) lors des quatre premiers matches de Bundesliga. La semaine dernière, à Augsbourg, trois de ses buts avaient été refusés pour hors-jeu. 

Cette fois, après avoir ouvert le score, il a délivré la passe décisive sur le but du 2-0 d’Aleksandar Pavlovic, marqué les buts du 4-0 et du 6-0 et été à l’origine de celui du 5-0. Trois buts qui n’étaient pourtant pas forcément attendus, puisqu’ils sont issus d’un total de 0,61 xG ! 

Mais quand tout va bien, tout va bien. Et voilà : la disette de Luis Diaz est terminée. Et voilà : la série de résultats décevants qui menaçait le Bayern Munich après deux matches nuls consécutifs est terminée, elle aussi. 

Pourquoi le RB Leipzig était l’adversaire idéal pour relancer le Bayern

Bien sûr, comme évoqué, Diaz et le Bayern ont été aidés par le fait de ne pas avoir eu à courir après le score dès les premiers instants. Le fait de recevoir le RB Leipzig les a certainement aidés aussi. Le directeur sportif Max Eberl l’a certes qualifié d’équipe « qui reste absolument parmi les meilleures d’Allemagne », mais cette supposée équipe de premier plan avait encaissé beaucoup de buts lors de ses derniers matches : 1-5, 0-6, 3-3, 1-5, tels étaient ses derniers résultats en Bundesliga. Et maintenant, 1-6.

Le probable numéro 3 allemand, qui aurait même dépassé le Bayern au classement en cas de victoire, s’est révélé l’adversaire idéal pour relancer le champion record, alors légèrement à la peine, et son attaquant jusque-là malheureux. 

Que dit Max Eber de Luis Diaz ?

Reste à savoir comment expliquer cette soudaine avalanche de buts du Colombien. Max Eberl avait une théorie, évidente et tout à fait cohérente, mais qui ne plaira ni aux piliers de comptoir, ni au chancelier fédéral Friedrich Merz, ni à tous ceux qui estiment que nous travaillons tous trop peu et avons trop de temps libre, surtout les footballeurs. « La pause a fait du bien à Lucho, ces deux semaines de repos ont été bénéfiques », a-t-il déclaré en zone mixte, puis lors de la conférence de presse, où il remplaçait l’entraîneur Vincent Kompany, diminué. 

Le Bayern et la fédération colombienne avaient accordé à Diaz, qui joue beaucoup, deux semaines de congé exceptionnel après le dernier match de Bundesliga à domicile avant la trêve internationale. « Lucho a énormément joué la saison dernière, puis il y a eu la Coupe du monde. Les attentes étaient immenses ensuite, mais tout ne fonctionnait pas encore. Le repos lui a fait du bien, il est plus frais, il est prêt », a déclaré Eberl. 

D’autant que ce n’est pas la première fois que Kompany et le Bayern accordent un congé exceptionnel à Luis Diaz, et qu’il n’est pas le seul joueur à en avoir bénéficié : en décembre dernier déjà, Kompany avait envoyé l’attaquant en vacances pour quelques jours alors qu’il était suspendu en Ligue des champions après un carton rouge. Le latéral Alphonso Davies, lui, a pu rattraper son voyage de noces pendant la dernière trêve internationale.

Les piliers de comptoir vont devoir s’accrocher, mais les vacances font du bien ! Même en pleine saison.

VOUS AVEZ APPRÉCIÉ CETTE HISTOIRE ?

Ajoutez GOAL.com à vos sources préférées sur Google pour consulter davantage de nos articles

Suivez GOAL sur Google