Le calendrier de la Ligue 1 n'en finit plus d'être perturbé. Hormis Nîmes-Rennes reporté pour permettre aux Bretons de préparer la Ligue Europa, le match entre Bordeaux et Montpellier a été reporté à la semaine prochaine en raison du mouvement des "Gilets jaunes". Chaque semaine depuis le mois de décembre, au moins une rencontre est décalée d'un jour par journée, voir pire parfois, le match est carrément reporté. Dans une interview accordée à L'Equipe, Didier Quillot, directeur général de la LFP, a affiché son ras-le-bol.
"Depuis le début de la crise des gilets jaunes, il y a eu 49 demandes de report ou de décalage. 38 matches de Ligue 1 ont été décalés ou reportés et 6 de Ligue 2. Nous avons réussi à maintenir 5 rencontres. Aujourd'hui nous sommes dans une situation pénalisante pour notre championnat. En L1 sur 11 journées, 20 matches ont été décalés (dans le même week-end) sur 100, soit 18%, et 18 ont été reportés, soit 16%. Sur cette période, un tiers des matches de L1 ont été décalés ou reportés. Le calendrier est maîtrisé à ce stade, mais on veut alerter. La Ligue 1 est prise en otage. Certaines décisions sont très difficiles à accepter", a expliqué Didier Quillot.
Quillot dézingue les préfectures

Le directeur général de la LPF a torpillé certaines préfectures : "Certains préfets font des efforts pour nous aider. Je pense notamment à celui du Calvados avec qui nous avons négocié pendant une semaine pour maintenir Caen-PSG samedi prochain. Aussi à celui de Haute-Loire, pour Saint-Etienne-Dijon. Celui des Bouches-du Rhône pour OM-Amiens. Ou encore celui de la Côte d'Or, qui a maintenu Dijon-Monaco et Dijon-Angers après nous avoir demandé de les décaler. Nous avons refusé et finalement nous sommes parvenus à maintenir ces matches au jour et à l'heure prévus".
"Par contre certains préfets sont difficiles à comprendre, comme celui de Gironde. Le match Bordeaux-Montpellier était programmé vendredi soir. Le président de la République se déplace en Gironde pour le grand débat national. Résultat : on nous demande de reporter le match, non pas le samedi parce qu'il y a les gilets jaunes, non pas le dimanche parce qu'il y a un carnaval, mais à une date ultérieure. Que le foot passe après le président, certes, mais que l'on soit la variable d'ajustement par rapport au carnaval à Bordeaux... Même chose pour la préfecture de Haute-Garonne pour Toulouse-PSG, prévu le 31 mars. Nous avons reçu aujourd'hui une demande de ne pas jouer ce match parce qu'il y a le carnaval de Toulouse... Troisième exemple : Nantes-PSG que l'on a été obligés de reporter", a conclu Didier Quillot.



