"Balotelli devait expier trois journées de suspension, mais il est revenu. Physiquement il ne sera pas encore à 100%. Du pois perdu ? Huit ou neuf grammes ! Nous changerons évidemment les joueurs vu que nous aurons deux matchs en trois jours", avait déclaré Roberto Mancini, nouveau sélectionneur de la Squadra Azzurra, au sujet de l'attaquant de l'OGC Nice, le 3 septembre dernier, avec une ironie oscillant entre humour et avertissement.
De retour dans une sélection italienne en totale reconstruction après une désillusion historique empêchant l'équipe quadruple Championne du Monde de disputer la dernière Coupe du Monde en Russie, Mario Balotelli était donc attendu, vendredi soir, contre la Pologne.
"Je vais devoir lui parler énormément et il doit s'améliorer énormément"
Malheureusement pour le principal intéressé, resté à Nice cet été malgré des approches de l'Olympique de Marseille, la rencontre face aux polonais n'a pas été une partie de plaisir, l'Italie étant parvenue non sans mal à égaliser en fin de partie grâce à un pénalty transformé par Jorginho. Peu en vue, l'attaquant qui n'avait plus joué lors d'un match officiel en sélection depuis plus de quatre ans, a ainsi récolté les critiques de son sélectionneur, ce samedi.

"Je vais devoir lui parler énormément et il doit s'améliorer énormément", a en effet déclaré en conférence de presse celui qui l'avait déjà entraîné durant leur aventure commune à Manchester City en 2012, déjà avec quelques accrocs. De son côté, la presse transalpine s'est montrée encore plus incisive à l'encontre de l'ancien joueur des deux Milan ou encore de Liverpool. "Apathique, faible. Bien muselé par les défenseurs polonais, il joue toujours dos au but. Quand il sort, il a la tête basse, déçu de sa prestation", avait par exemple commenté le très populaire Corriere dello Sport.

