EXCLU - Sa belle saison, l'influence de Varane, le Ghana... Alexander Djiku se confie avant Strasbourg-Angers

Alexander Djiku Strasbourg Ligue 1
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Surnommé "Van Djiku" sur les réseaux sociaux en référence au défenseur de Liverpool, le Strasbourgeois Alexander Djiku fait le tour de son actualité.

Tous les clean-sheets (7) enregistrés par Strasbourg cette saison l'ont été lorsqu'il jouait. Titulaire indiscutable, le défenseur Alexander Djiku (26 ans) réalise une saison intéressante malgré les résultats en dents-de-scie de son équipe. Surnommé "Van Djiku" sur les réseaux sociaux en référence au joueur de Liverpool, l'ancien Bastiais s'est confié à Goal avant d'affronter Angers ce dimanche (15 h), dans le cadre de la 26e journée de Ligue 1.

Après cinq matches sans victoire, vous avez retrouvé le succès à Metz (2-1). La semaine de travail a été plus agréable que les précédentes ?

Alexander Djiku : Forcément, surtout que ça faisait 13 ans que Strasbourg n'avait pas remporté le derby. C'est plus qu'une victoire, les supporters étaient ravis. Quand on est rentrés à Strasbourg, ils étaient une vingtaine à nous accueillir au Stade de la Meinau malgré le couvre-feu. Ils avaient sorti les fumigènes, c'était sympa.

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Vous sentez-vous en capacité d'enchaîner dimanche contre Angers ?

Il faut enchaîner parce que derrière les équipes gagnent. Le weekend dernier, toutes les équipes de bas de tableau ont pris des points, le championnat se resserre. On avait bien démarré 2021 avec quatre matches sans défaite dont trois victoires. J'espère qu'on pourra enchaîner une autre série pour nous remettre bien au classement et nous faire moins frissonner jusqu'à la fin.

C'est d'autant plus important que vous allez affronter Lille, Monaco et Rennes derrière. Que du lourd...

Exactement, on ne doit pas perdre de points en route, surtout à domicile où cette saison on est un petit peu en difficulté contrairement aux saisons précédentes [12 matches : 3 victoires, 3 nuls et 6 défaites]. On aura à cœur de gagner dimanche contre Angers.

Comment expliquez-vous ces difficultés à domicile ? L'absence des supporters pèse-t-elle sur votre équipe ?

On ne va pas se mentir, ça joue un petit peu. Pas au niveau physique, parce qu'on connaît le stade, on connaît le terrain, mais sur le plan mental. Les supporters nous donnaient la force de nous surpasser, surtout dans les moments difficiles. En fin de match contre Brest par exemple, je pense qu'avec le public on n'aurait pas raté la victoire.

Alexander Djiku Boulaye Dia Strasbourg Reims Ligue 1

Vous attendiez-vous à vivre une saison pareille sur le plan des résultats ?

Sincèrement non, on ne s'attendait pas à ça. La saison dernière, on a quand même fini dixième. On partait avec un bel objectif et l'idée de viser les dix premières places mais il y a eu pas mal de circonstances avec la Covid. On a perdu beaucoup de points en début de saison aussi, il a fallu les rattraper et on s'en sort plutôt bien sur les deux derniers mois.

Récemment on vous a surnommé "Van Djiku" sur les réseaux sociaux en référence au défenseur de Liverpool. Vous en pensez quoi ?

J'ai vu ça sur les réseaux sociaux, ça m'a fait beaucoup rire. Maintenant, il faut savoir si on m'appelle comme ça par rapport à mon nom de famille ou mes performances ? En ce moment, ça peut être mes performances, ça va (sourire). J'ai appris aussi qu'un commentateur l'avait utilisé pendant un match, c'est positif. Van Dijk c'est ce qui se fait de mieux parmi les défenseurs centraux, il a explosé en trois-quatre saisons au niveau international, donc être comparé à lui c'est forcément valorisant. 

« J'aime la sérénité de Varane et ses relances. Il essaye toujours d'être propre, c'est vraiment un exemple »

Je crois savoir que Raphaël Varane vous inspire aussi beaucoup. Qu'est-ce qui vous plait le plus chez lui ?

J'aime sa sérénité, ses relances. Il essaye toujours d'être propre et c'est pour ça que j'aime le regarder très souvent. Aujourd'hui, il est devenu un pilier du Real Madrid avec Sergio Ramos. Il est aussi un pilier de l'Equipe de France et c'est vraiment un exemple.

Vous avez en commun le sens de l'anticipation puisque vous êtes le joueur de L1 qui réalise le plus d'interceptions dans la surface cette saison (source Opta). Que vous inspire cette statistique ?

Franchement, je suis content d'avoir des statistiques comme celle-ci. Avant je ne me focalisais pas du tout sur les stats, mais aujourd'hui oui. J'aime observer ce que l'adversaire va faire, anticiper ses gestes. Je m'inspire du regard de l'attaquant pour anticiper la passe aussi. En réalité, je regarde beaucoup de vidéos sur les adversaires que je vais affronter le weekend et je trouve que ça m'aide beaucoup. Je regarde les actions de leurs deux ou trois derniers matches pour me faire une idée de leur jeu.

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PS Alexander Djiku

Du coup vous avez étudié le jeu des attaquants angevins cette semaine ?

Bien sûr, j'ai regardé des vidéos de Loïs Diony car je sais que Stéphane Bahoken ne jouera pas. J'ai regardé les côtés aussi, avec Capelle, El Melali ou encore Cabot. À chaque fois je sais à peu près les facilités de mes adversaires, je connais leurs enchaînements préférentiels même si rien ne remplace le terrain. C'est un travail que je m'impose seul avec l'application Wyscout. Je peux regarder les matches et les étudier. Ça fait partie de mon rituel d'avant-match.

Au mois d'octobre, vous avez intégré la sélection ghanéenne. Qu'avez-vous ressenti au moment de porter ce maillot ?

C'était une grande fierté pour moi. L'expérience internationale ce n'est pas rien, ça m'apporte beaucoup de choses. On a encore deux matches en mars pour se qualifier pour la CAN. J'ai hâte d'y retourner et qu'on gagne ces deux matches pour se qualifier.

Ça vous trottait dans la tête depuis longtemps de jouer pour le Ghana ?

Oui, on m'avait appelé il y a quatre-cinq ans déjà, mais je n'avais pas encore trouvé de la stabilité dans un club. Je voulais d'abord devenir un cadre quelque part avant de rejoindre la sélection. Il fallait attendre le moment opportun, j'arrivais à maturité et c'était le moment d'y aller. Jouer une CAN ce serait vraiment beau, mais d'abord il faut se qualifier. Après on pensera aux qualifications pour le Mondial. Ce serait un rêve de jouer une Coupe du monde aussi, j'espère qu'on fera le nécessaire pour y aller.

Propos recueillis par Benjamin Quarez

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