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Sergio Ramos Spain Real Madrid TatooGetty Images

Euro 2016 - Sergio Ramos porte la Roja sur ses épaules

Lundi, l’Espagne a signé son entrée dans l’Euro 2016 en remportant à l’arrachée son match contre la République Tchèque (1-0). Et si cette toute première victoire de la compétition n'a pas vraiment su rassurer, elle a toutefois su mettre en valeur les patrons de la Roja. 

Dans une sélection qui cherche à se reconstruire, à assurer les arrières des joueurs les plus expérimentés au milieu de terrain, à l’instar d’Iniesta, tout en intégrant les jeunes talents en attaque, comme Morata, c’est aussi en défense que va se jouer la renaissance de l’équipe. Car jamais l’Espagne n’a eu tant besoin de leaders pour retrouver ses standards, perdus un an auparavant sur les hauteurs de Rio lors d’un Mondial à oublier.

Sergio Ramos, le bien aimé

Auteur d’une superbe saison au Real Madrid, achevée sur un sacre prestigieux en Ligue des champions acquis grâce à son but, Sergio Ramos a débarqué dans la sélection espagnole avec l’envie de tout rafler sur le continent.

Pour le premier match de l’Espagne contre les Tchèques, Sergio Ramos avait une triple pression sur les épaules : celle d’hériter du brassard de capitaine, d’être le défenseur le plus aimé du public ibérique, mais aussi et surtout le plus expérimenté de la charnière espagnole.

Car Ramos fait partie de cette génération dorée qui a su rafler l'Euro 2008, la Coupe du monde 2010 et l'Euro 2012 en tant que titulaire, un triplé inédit dans l'histoire du football que seuls Iniesta et Fabregas incarnaient aussi sur le terrain lundi soir.

Mais c’est ailleurs que se situe l’influence de Ramos dans l’effectif madrilène : souvent irrationnel dans ses joies comme dans ses défaites, détestable pour ses propos anti-Catalogne, le madrilène sait aussi être admiré et admirable lorsqu’il prend justement position, en sélection, pour l’union nationale, tandis que son coéquipiers en défense, Piqué, ne fait souvent qu’attiser les braises en interne. "Tout ce que je peux dire au sujet de Piqué, en tant que capitaine du Real et de la sélection, c’est qu’il doit avoir du respect pour le Real et ses collègues footballeurs. Ce manque de respect est l’ennemi de la bonne ambiance. Nous devons prendre exemple sur Puyol, Xavi ou Iker pour éviter ces folies. Je n'en dirai pas plus", prévenait d'ailleurs Ramos après les sorties médiatiques et pro-indépendantistes de son partenaire en défense. 

Un leader, en soi, autant dans le vestiaire que sur le terrain, où il ne laisse rien passer et où il a toujours été l’un des plus collectifs.

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Puissant physiquement, incritiquable techniquement, Sergio Ramos démontre match après match une hargne sans pareille et un amour du maillot indiscutable. Et si certains critiquent ses cartons en cascade et son impulsivité, rares sont ceux qui peuvent ignorer que Sergio Ramos est bien l’un des meilleurs défenseurs au monde. Tant en club, qu'en sélection, il n'a que très rarement déçu.

Un guerrier dont la Roja ne peut se passer

Voilà déjà 11 ans que Sergio Ramos a mis les pieds dans la sélection espagnole : depuis, il n’en a plus jamais été délogé. Indéboulonnable depuis la montée en puissance de l’Espagne en 2008, il a été l’un des meilleurs joueurs du Mondial 2010, et lors du dernier Euro, en 2012, il a été l’assurance de la solidité défensive d'une Espagne flamboyante.

Depuis qu’il est en sélection, les statistiques de la Roja sont impressionnantes dans les grands tournois internationaux : un Euro 2008 avec seulement 3 buts encaissés, un Mondial 2010 avec deux petits buts encaissés, et un Euro 2012 terminé en apothéose avec un seul but encaissé au terme du tournoi. C'est simple, depuis l'Euro 2008, l’Espagne n'a pris que 0,25 but par match en moyenne sur les 13 rencontres disputées avec Sergio Ramos, soit trois petits buts au total... Aucune nation d'Europe n'a fait mieux.

Avec un total de 132 sélections au compteur, le défenseur central a aussi déjà trouvé le fond des filets à 10 reprises, et s’est souvent montré dangereux dans le jeu aérien, qu’il maitrise à merveille. C'est donc un joueur complet qui entame la compétition, avec les épaules larges et une mission de taille.

Car cette fois, l’Espagne a un défi immense à sa portée : prouver qu’elle peut revenir sur le devant de la scène en s’offrant un palmarès encore jamais vu sur le continent : trois Euros consécutifs. Mais l'exploit passera aussi par son dernier rempart, qui aura la lourde tâche de prouver qu'il peut être le meilleur - aussi - en dehors des frontières ibériques.

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