Comme l'ensemble de son groupe, Didier Deschamps donne l'impression de prendre cette demi-finale face à l'Allemagne avec sérénité. Le sélectionneur sait qu'il n'aura pas besoin de motiver ses joueurs face à un tel adversaire. Il devra cependant leur donner pleinement confiance en leurs capacités.
On a l'impression que l'équipe est en confiance depuis sa victoire face à l'Islande (5-2), vous sentez que votre groupe est lancé ?
Didier Deschamps : Je ne suis pas d'accord, pour moi l'élan est arrivé bien avant. Le fait d'être en demi-finale augmente tout ça mais il y a toujours eu cette confiance. Tout n'a pas été linéaire mais les joueurs on fait ce qu'il fallait pour être là, ils le méritent.
Est-ce que l'équipe de France a les moyens d'imposer son jeu face aux Allemands ?
Tout dépend quelle équipe d'Allemagne il y aura au départ. Si quelqu'un la connait, je veux bien qu'il vienne me la communiquer (rires) C'est un rapport de force. Cette équipe a l'habitude de maitriser son sujet, d'avoir la possession mais on ne peut pas jouer ce match en pensant uniquement à défendre. On a une chance de le faire et on va la jouer à fond.

Ce match peut-il écrire l'histoire de ce groupe ?
Personne ne pourra changer l'histoire mais on a une nouvelle page à écrire. Elle est blanche aujourd'hui et il faudra la remplir. Ce qui compte c'est jeudi. Je suis persuadé que les joueurs croient en ce qu'ils peuvent faire. On va jouer notre chance à fond. Une grosse performance face à l'Allemagne permettra certainement de créer quelque chose de plus autour de cette équipe.
Lorsque vous étiez entraîneur de club, vous disiez souvent que c'était plus facile de préparer votre équipe pour un match de Ligue des champions que de championnat. Cette confrontation face à l'Allemagne peut-elle s'en rapprocher par rapport à vos adversaires précédents ?
On ne peut pas comparer le fait d'entraîner un club et une sélection. Je ne vais pas dire que c'est plus simple de préparer mon équipe. Chaque adversaire est différent. La préparation l'est aussi. Il y a la qualité de l'adversaire à prendre en compte aussi. En terme de concentration et de motivation ce n'est pas pareil. Les joueurs ont le privilège de jouer une demi-finale de l'Euro à domicile donc ils voudront aller au bout d'eux-mêmes.
Quelles certitudes dans le jeu avez-vous à faire valoir face à cette équipe ?
Les certitudes dans le football sont vites balayées. J'ai des idées, je vais au bout de celles-ci. Je peux changer si je pense que c'est la bonne solution. On ne peut pas lutter avec cette équipe allemande sur le vécu mais on est là et on va jouer le coup à fond avec nos qualités. On doit tenir compte de la force de l'adversaire. On a cette force offensive de pouvoir marquer des buts avec des profils différents et c'est quelque chose qui est très interessant pour moi.
Savez-vous comment vous allez débuter ?
Oui c'est dans ma tête mais personne n'y rentrera avant jeudi. Tout est possible (sourire).
Loïc Tanzi, à Marseille
Les journalistes de Goal sont équipés avec le Samsung Galaxy S7 et Gear 360
