Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le président de la Fédération internationale de football (FIFA), Gianni Infantino, a suscité une vive polémique sur les réseaux sociaux à la suite de la victoire palpitante de l’Argentine face au Cap-Vert sur le score de 3-2 en prolongation lors de la Coupe du monde 2026. Certains internautes ont en effet affirmé qu’Infantino avait déclaré avoir « souffert avec l’Argentine », ce qui a été considéré comme une preuve de son parti pris en faveur du tenant du titre.
Selon le journal espagnol « Marca », cette interprétation est erronée : une analyse détaillée de la vidéo et une traduction rigoureuse de ses propos montrent que le président de la FIFA n’a manifesté aucun parti pris, mais a simplement exprimé sa compassion face à la tension qui régnait lors de cette rencontre haletante.
Dans son bref discours en espagnol, il a déclaré avoir « senti son cœur s’emballer, comme tout le monde » pendant la rencontre, tout en félicitant les supporters argentins pour leur victoire et en soulignant que « tous ceux qui ont suivi le match, y compris les observateurs neutres, ont vécu des moments de suspense et d’excitation ».
Ses propos ne contenaient aucune allusion à un soutien en faveur de l’une ou l’autre des équipes.
Cette citation erronée a circulé après que des comptes ont diffusé des extraits vidéo hors contexte, isolant des mots qui semblaient dire « ils ont souffert avec l’Argentine ».
Cet extrait a déclenché une vague de critiques à l’encontre d’Infantino, accusé d’avoir enfreint le principe de neutralité que son poste est censé garantir, avant qu’il ne s’avère que ses propos avaient été mal interprétés en raison d’une traduction imprécise et d’un montage délibéré.
Ces propos ont été tenus à l’issue de l’un des matchs les plus passionnants du tournoi, l’Argentine ayant dû recourir aux prolongations pour venir à bout d’une équipe du Cap-Vert tenace, lors d’une rencontre qualifiée comme l’un des moments les plus tendus de cette campagne de défense du titre.
L’équipe africaine a en effet maintenu une forte pression sur le tenant du titre jusqu’aux dernières minutes, rendant la rencontre riche en émotion et en suspense, un contexte auquel le président de la FIFA a fait référence en évoquant les « battements de cœur » ressentis par tous les observateurs ce soir-là.

