Rien ne va plus à la Juventus ! Le club phare de Turin est en train de signer l’une des pires entames de saison de son histoire en Serie A. Ce samedi, la formation bianconera a concédé contre Vérone son quatrième revers de l’exercice (1-2). Et avec ce faux-pas, elle n’est plus qu’à deux revers de son total de la campagne écoulée, laquelle avait déjà été très décevante.
Un début de saison calamiteux
Le deuxième passage de Massimiliano Allegri à la tête de Vieille Dame se révèle être bien moins séduisant que le premier. Il est même particulièrement inquiétant, car au-delà des défaites c’est surtout l’identité des équipes qui ont fait tomber l’ogre piémontais qui noircit le tableau. Il y a certes eu un revers contre le Napoli, mais les autres bourreaux se nomment Empoli, Sassuolo et Vérone. Tout sauf des foudres de guerre.
Pour se retrouver à la 9e place du classement et un retard colossal de 13 points sur le leader alors qu’on n’a pas encore atteint le quart du championnat, la Juve a forcément failli dans plein de registres. Mais il y a un domaine où le bât blesse particulièrement, à savoir la défense. Celle-ci a encaissé 15 buts en 11 parties. La dernière fois où elle s’était montrée aussi fébrile à l’entame d’un championnat c’était en 1962/1963. A l’époque, les Bianconeri avaient terminé à la 12e place du classement.
Médiocre comme rarement, la Juve patauge et les signes d’un rebond à venir ne pointent guère à l’horizon. En tant qu’entraineur de cette formation, Allegri a assurément sa part de responsabilité. Mais, il est difficile de lui incomber tous les maux de cette formation. Il y a ce sentiment que les défauts restent les mêmes depuis plusieurs mois, avec un effectif où il y a de vrais manques à de nombreux postes. En outre, les leaders à même de redresser le navire sont aussi aux abonnés absents.
Allegri ne baisse pas les bras
Consultant pour Sky Italia, l’ancien grand défenseur italien Alessandro Costacurta estime que ce sont les joueurs qui sont les principaux fautifs et qu’il serait injuste de blâmer encore une fois l’entraineur : « Ce n’est pas la faute d’Allegri mais de l’ensemble de l’équipe. Ce sont les joueurs qui sont coupables. Ça n’allait pas avec Sarri, ça n’allait pas avec Pirlo, ça ne va pas avec Allegri. Ce n’est pas toujours de la faute de l’entraîneur ».
Après la défaite du jour, Allegri a également été invité à livrer son analyse sur la mauvaise passe traversée. Mais plutôt que de ressasser les contre-performances essuyées, il a préféré regardé de l’avant en insistant sur les points à même de relancer l’équipe. « Aujourd’hui, les mots ne servent à rien. Aujourd’hui, on a besoin de silence pour travailler et avoir l'envie de se battre. Comme pour chaque équipe de milieu de tableau. Nous devons regarder la réalité en face : il y a une mauvaise situation au classement. On a seulement 15 points. Et nous devons prendre nos responsabilités et reconnaitre qu’on est une équipe de milieu de tableau. Avec un esprit différent, en se montrant plus conquérants on s'en sortira. Car les qualités sont là ». Les nombreux tifosi de la Vecchia Segnora ne demandent qu’à le croire.





