Dernier rassemblement de la saison pour les Bleus qui sont désormais à un an du coup d'envoi de la Coupe du monde en Russie. Un rassemblement important puisque l'équipe de France défiera la Suède à Stockholm (9 juin) pour la première place du groupe et la qualification directe pour le Mondial. Présent en conférence de presse ce lundi, Didier Deschamps a fait le point sur son groupe et les trois matches à venir face au Paraguay, la Suède puis l'Angleterre.
Ce stage de trois semaines est fait pour travailler plus en profondeur ou affiner les relations de groupe ?
Didier Deschamps : Pour la plupart, on se connait déjà depuis un moment. La plupart des joueurs ont arrêté le 20. Face au Paraguay ça fera 15 jours. C'est pour maintenir ou remettre les joueurs dans le rythme. Ce n'est pas rallonger pour rallonger. C'est pour pouvoir décompresser aussi.
C'est un rassemblement spécial en raison du mercato qui s'ouvre. Allez-vous donner des conseils à certains joueurs ?
Il y beaucoup de choses dites ou écrites. Je vais parler avec les joueurs de la réalité. Ce sont eux qui font leurs choix de carrière. Il n'y a pas de date limite comme l'an dernier avec Sissoko qui avait signé tardivement à Tottenham. Là, c'est l'équipe de France et ils auront le temps de règler les problèmes personnels par la suite. C'est une année de Coupe du monde, la priorité sportive doit être là.
Au delà de ses qualités sur le terrain, Mbappé vous impressionne-t-il par sa maturité ?
C'est en adéquation. Il a la maturité sur le terrain mais aussi en dehors où il a cette facilité à s'exprimer avec le sourire. Je prends le tout comme il est.
Quand on est un jeune joueur qui vient d'exploser et qu'on est courtisé par tous les plus grands clubs, quelle est la bonne décision à prendre ?
À Monaco, il y a un contexte qui lui va très bien ou il n'y a pas de risque. Est-ce que c'est le moment ou pas ? Quand le train passe et qu'on te dit de le prendre alors tu le prends. C'est une année de Coupe du monde et les joueurs peuvent prendre des décisions qui les desservent. Ce sont à eux de faire les bons choix.
Diriez-vous qu'Alexandre Lacazette et Antoine Griezmann, qui s'entendent bien dans la vie, ont des profils complémentaires ?
À partir du moment où je les prends les deux, ils peuvent être amenés à jouer ensemble. Qu'ils s'apprécient ou pas en dehors, leur association peut être bonne. Ils peuvent être amenés à jouer ensemble ou séparément mais avec des qualités complémentaires.
Antoine Griezmann a dit que la vie à Clairefontaine était "horrible", comment prenez-vous ses propos ?
Il avait le grand sourire lors de son arrivée aujourd'hui. Ça a pu être une parole maladroite de sa part mais ce n'était pas pour dénigrer Clairefontaine. Le Château, ce n'est pas la vie de château comme il peut l'imaginer au quotidien. Mais les journées peuvent être un peu plus longues puisque c'est du 24 heures sur 24.
Alexandre Lacazette est-il à un virage de sa carrière ?
Je ne sais pas s'il est à un virage. Ce n'est pas la première fois qu'il vient. Il n'a pas eu énormément de sélections, ça s'est passé plus ou moins bien mais il est resté performant avec son club. Il marque beaucoup de buts, il fait partie des joueurs amenés à bouger. S'il est là c'est que je compte sur lui.
Que pensez-vous de la saison d'Ousmane Dembélé ?
Je suis obligé de juger dans l'excellence. Il est parti très tôt, son départ pouvait sembler risqué. Il s'avère que malgré une concurrence très forte il a été très performant. Il a été décisif, a marqué, a fait marquer. Il a gagné un titre et il y est pour beaucoup. Il n'avait pas un gros vécu du haut niveau. Ça a été un peu timide avec nous la première fois et mieux par la suite. À lui de continuer, il fait une très belle saison.
Julien Quelen, à Clairefontaine
