Fernando Hierro restera-t-il sur le banc de la Roja après l'élimination surprise du Mondial-2018 contre la Russie ce dimanche en 8e de finale (1-1, 4-3 tab) ? Celui qui avait remplacé Julen Lopetegui (limogé pour avoir signé au Real Madrid) au pied levé juste avant le début du Mondial ne préfère pas y penser pour l'instant. Hierro évoque plutôt la grosse déception relative à la sortie précoce de l'un des favoris du tournoi face au pays hôte :
"Comment pensez-vous qu'on se sent? On se sent comme toute l'Espagne. On est désolé pour tous les Espagnols. Dans mon dernier discours, j'ai dit à mes joueurs qu'on était prêts. Je peux vous dire qu'on peut se regarder tous dans les yeux, ceux qui ont joué comme ceux qui n'ont pas joué. C'était tous des grands professionnels. C'est difficile de résumer ce match. On a eu es opportunités pour gagner ce match mais on est tombés aux tirs au but: c'est une loterie", a estimé ainsi le sélectionneur de l'Espagne en conférence de presse au terme du match.
L'ancien joueur du Real Madrid a ensuite été convié à s'exprimer sur son avenir. Un sujet qui ne le passionne pas beaucoup pour le moment : "Ce n'est pas une chose à laquelle je pense. On est éliminés sans avoir perdu, c'est triste, j'accepte ma responsabilité. J'ai été nommé trois jours avant la Coupe du monde mais si quelqu'un doit prendre sa responsabilité, c'est moi".
Le président de la fédération espagnole (RFEF) Luis Rubiales a également été questionné à ce propos. Sa réponse est tout aussi évasive : "Nous allons attendre quelques semaines. Je dois remercier Hierro et son équipe pour leur dévouement, et dans quelques semaines, nous allons reprendre le travail".
M. Rubiales, qui au passage ne regrette pas d'avoir limogé Lopetegui, ne voit pas de corrélation entre le départ précipité du coach basque et le parcours décevant de la Roja en Russie : "Nous ne savons pas ce qui se serait passé. Ce que nous savons c'est que nous sommes éliminés en ayant été largement supérieurs", a commenté le boss de la RFEF.
