Didier Deschamps avait prévenu avant la rencontre. Le premier match de la campagne de qualification pour la Coupe du Monde 2022 ne serait pas une partie de plaisir contre l’Ukraine et n’aurait rien à voir avec la fessé infligée à cette même nation quelques mois plus tôt (7-1). Le sélectionneur français ne s’est pas trompé puisque les Bleus se sont cassés les dents sur le bloc compact ukrainien.
Pourtant, les champions du monde en titre avaient choisi d’installer une équipe résolument portée sur l’offensive avec un quatuor composé de Coman, Griezmann, Mbappé et Giroud. Malheureusement, les Bleus se sont entêtés à vouloir foncer tête baissée dans la gueule du loup, au lieu d’utiliser les côtés pour étirer la formation ukrainienne. Présent en conférence de presse au lendemain de cet accro, Adrien Rabiot n’a pas caché que la France avait déjoué.
"On s'attendait à jouer face à une équipe regroupée qui allait nous attendre. On sait que les équipes vont jouer de cette manière, on est préparé. On doit trouver le solutions, même quand on le sait. Ce n'est jamais facile de jouer face à ces blocs bas, avec des défenses à cinq. On aurait pu faire beaucoup mieux."
"Ce qui n'a pas fonctionné, c'est surtout ce qu'on a mis sur le terrain . On aurait du mettre plus de dynamisme et de rythme, ce qu'on n'a pas totalement bien fait. On en a été empêchés. Avec les joueurs qu'on a, on doit pouvoir s'adapter à tous les systèmes."
Préféré au Paul Pogba avant le coup d’envoi pour épauler N’Golo Kanté, Rabiot a enchaîné une troisième titularisation de suite avec les Bleus. Hormis le match amical contre la Finlande où Deschamps avait largement fait tourner, le milieu de la Juventus a commencé tous les matches (6) depuis le rassemblement d’octobre. Sa mise à l’écart du groupe après son refus de faire partie des réservistes pour le Mondial 2018 n’est désormais qu’un lointain souvenir.
"Je ne dirais pas que je suis installé en sélection, je ne prends rien pour acquis mais ça se passe plutôt bien. La saison en club est compliquée d'un point de vue collectif. »
Positionné avec Kanté, l’ancien milieu du PSG avait été utilisé sur le côté gauche contre le Portugal, à la manière d’un Matuidi pendant quelques années. Un rôle de couteau-suisse qui lui permet de s’imposer petit à petit dans l’esprit de Deschamps.
"Je me suis senti bien avec NG. C'est un joueur qui travaille beaucoup, il ne mâche pas ses efforts. C'est facile d'être associé à lui, on aurait pu se projeter un peu plus même si ce n'est pas notre rôle puisqu'il y avait quatre joueurs offensifs devant. »
"Mon poste, c'est milieu central. Au Portugal, sur le côté, j'ai aussi pu bien le faire en rentrant dans l'axe pour apporter le surnombre, ça dépend de l'adversaire en face de nous. il faut mettre les meilleurs joueurs au meilleurs postes pour déstabiliser au mieux l'équipe. Le coach avait ce choix. Je peux aussi évoluer sur le côté gauche, ce qui ne pose pas de problème."





