Après plus de deux mois d'interruption, c'est l'heure de la reprise en Bundesliga. Si le Bayern Munich devra attendre dimanche pour se déplacer à l'Union Berlin, les matchs reprennent dès ce samedi avec notamment le derby de la Ruhr entre Dortmund et Shalke. Une reprise que n'appréhende pas Benjamin Pavard, lequel s'est confié à L'Equipe sur cette situation bien particulière.
"Non, je n'ai pas peur. Au début, quand on a repris l'entraînement, ce n'est pas de la peur mais on s'interroge, il y a une crainte. Mais je pars du principe que si le gouvernement autorise les matches, cela veut dire qu'il estime que les conditions sont réunies", a-t-il ainsi affirmé, évoquant la possibilité de donner des émotions aux spectateurs, privés de matchs depuis mi-mars.
"Si aujourd'hui, vous me demandez si je suis content de rejouer, je vous réponds oui. Je vous dis ça mais peut-être qu'on sera obligés d'arrêter la saison. Le risque zéro n'existe pas. Même si le public ne sera pas là, ça peut permettre aux gens de penser un peu à autre chose.
"Il y a des fans qui attendent, il y a des malades ou des gens qui ont été touchés à qui ça peut faire du bien. Le foot, c'est un spectacle. Un geste technique, un but, ça peut créer une émotion, rien que pour ça, je me dis qu'on peut être utiles. On va jouer pour eux."
"Les premières séances, c'était très bizarre"
S'il n'y a pas de peur, le champion du monde reconnaît quand même que certaines habitudes vont devoir changer, au moins pour un temps : "Célébrer avec les joueurs, se faire des câlins (rires), on ne pourra pas. Je ne sais pas comment ça va se produire en match, peut-être que, spontanément, on va tous se regrouper."
Enfin, l'ancien lillois revient sur ces dernières semaines, ponctuées par le confinement puis des séances d'entraînement respectant la distanciation sociale. "Le Bayern nous a envoyé des élastiques, des vélos, des tapis chez nous. On était en "live" avec le préparateur physique tous les jours.
"Les entraînements, au début, on était tous écartés, au moins un mètre. Par groupe de quatre puis à sept. On était dans des vestiaires différents. Les joueurs arrivaient à des horaires différents. On ne se croisait quasiment pas, en fait. Les premières séances, c'était très bizarre, forcément."





