« Amorim et Spalletti ont un peu les mêmes problèmes et, lorsqu’elles doivent affronter des défenses regroupées, leurs équipes sont assez embarrassantes. Les difficultés viennent de leur volonté de continuer à construire le jeu autour de joueurs de couloir qui ne centrent jamais et ne passent jamais le ballon à l’avant-centre. La seule chose qu’ils font, c’est repiquer dans l’axe et tirer, mais s’ils finissent par marquer 4 buts chacun par an, on ne va nulle part. La seule option de jeu de la Juventus et de l’AC Milan, ce sont leurs joueurs de couloir : s’ils ne font rien, il n’y a aucun débouché en attaque. D’ailleurs, la Juve ne s’est créé, par exemple, 2 ou 3 occasions à Cagliari qu’après l’entrée d’Alajbegovic, qui a adressé deux centres comme il faut. Dans l’ensemble, ce sont tous de bons joueurs, mais ils ne peuvent pas devenir les principaux moteurs du jeu offensif de leur équipe. »
« Le grand défaut de l’AC Milan et de la Juve, c’est l’absence de joueurs de qualité dans l’entrejeu offensif, où le niveau est globalement modeste dans les deux équipes : ni celle d’Amorim ni celle de Spalletti ne cherche jamais à faire une passe en profondeur. Douglas Luiz, par exemple, est un joueur scolaire, qui ne prend jamais de risques, fait des passes à un mètre et ne peut rien inventer face à des équipes qui défendent bas. La Juve doit en plus composer avec l’absence de Yildiz. Cela ne doit pas être une excuse, mais il est sans aucun doute le joueur le plus important de l’effectif de la Juventus. C’est pourquoi la Roma me semble bien mieux armée que l’AC Milan et la Juventus. Et le Napoli aussi, malgré son mauvais départ. »