Marco Borriello, sacré champion d’Italie sous le maillot de la Juventus, a évoqué le club lors d’un entretien accordé à la Gazzetta dello Sport. Voici les passages les plus intéressants.
Sur Conte et Spalletti
« Je suis un grand admirateur d’Antonio. C’est un gagneur et j’ai éprouvé sa force personnellement : il transmet une mentalité incroyable à ses joueurs. Mais je ne crois pas que Spalletti soit le problème de la Juventus et, par conséquent, je ne pense pas que l’arrivée de Conte suffirait à lui permettre de retrouver les sommets. Nous parlons de deux très grands entraîneurs : Luciano et Antonio sont différents, mais ils sont tous deux exceptionnels sur le plan technico-tactique. Conte ramènerait l’ADN de la Juventus et travaillerait comme un fou, mais je ne suis pas convaincu que cela suffirait, à lui seul, pour gagner. »
Alors, qu’est-ce qui manque ?
« Un président comme Andrea Agnelli. Vu de l’extérieur, on ressent l’absence de la chaleur d’Andrea, un dirigeant toujours présent. La Juventus a un actionnariat historique et unique : l’attachement au joyau familial est évident, y compris sur le plan économique. John Elkann est le premier supporter du club et il faut le remercier pour ses investissements constants. On ne peut pas lui en demander davantage. Mais c’est un grand homme d’affaires et il ne peut pas être sur le terrain tous les jours. Il manque à la Juventus cette magie qui fait que les planètes s’alignent et qui s’était créée, lors de la saison de notre titre de champion d’Italie, avec Conte, les supporters et le nouveau stade. Ce ne sont pas des légendes urbaines : les joueurs sentent l’atmosphère et, même inconsciemment, se comportent en conséquence. Croyez-moi : ces choses-là, les joueurs les flairent. Le football, c’est une alchimie et une communion d’intentions. »



