L'Inter s'impose à 10 contre 11 face au Shakhtar Donetsk. Elle souffre, mais décroche ses 3 premiers points dans cette phase de ligue de la Ligue des champions 2026/2027. À noter les performances de
AFPInter-Shakhtar Donetsk, les notes de CM : quelle naïveté de Bastoni, enfin Josep Martinez ! Carlos Augusto est partout
Notes de l’Inter
Josep Martínez 7,5 : Il maîtrise ce qui passe dans sa zone, mais apparaît à trois reprises dans les temps forts du match, et à juste titre. D’abord en fin de première période, sur une tête de Bondar qui maintient le suspense, puis surtout en fin de match, lorsqu’il réalise deux arrêts miraculeux, face à Newerton puis à Matvienko.
Akanji 5,5 : Le géant de la saison passée semble bien loin. Il se fait souvent prendre de vitesse, mais rate surtout des passes et des relances depuis l’arrière qui devraient être de la routine pour un joueur comme lui.
Bastoni 4,5 : Il retrouve un poste qui le ramène inévitablement à Zenica et au désastre vécu avec l’Italie. Malheureusement pour lui, cela se termine exactement de la même manière. Défensivement, il tient bien son rôle, mais ses deux cartons jaunes en deux minutes sont un cadeau incroyable fait au Shakhtar et une faute de naïveté qui ramène quelques mois en arrière.
Carlos Augusto 8 : Il sait jouer comme défenseur axial excentré, mais au vu de l’état de forme de Dimarco, il est totalement sous-exploité à ce poste. Dès que l’Italien sort, il monte d’un cran et se transforme en piston qui défend bien et attaque encore mieux. Son but, un de plus en ce début de saison, est une bouffée d’air pur.
Spence 5 : Timide, inquiet, jamais dans le match, il joue toujours en retrait lorsqu’il a le ballon. Sa première titularisation est un échec.
(59e minute, Diouf 6 : Son entrée apporte au moins un coup de fouet dans un moment difficile, mais l’expulsion de Bastoni casse cet élan et l’oblige à courir, certes, mais vers l’arrière.)
Barella 6 : Beaucoup d’imprécisions, mais il parvient finalement à apporter ce supplément de course et de combativité qui, au moment où l’équipe en a le plus besoin, permet à l’Inter de moins ressentir son infériorité numérique.
Calhanoglu 5 : Il sort visiblement contrarié par la décision de Chivu de le remplacer, mais l’entraîneur roumain a vu juste. Après sa frappe passée de peu à côté en début de première période, il est souvent en retard au pressing et dans ses couvertures.
(59e minute, Zielinski 6 : Un jeu sans prise de risque, mais moins brouillon que celui de Calhanoglu à la construction.)
Sucic 5,5 : Il court énormément, souvent dans le vide. Il se trompe dans le timing du pressing et, au moment où la tension est à son comble après l’expulsion, écope d’un carton jaune tout à fait évitable qui oblige Chivu à le remplacer.
(À partir de la 73e minute, Luis Henrique 6 : Ailier de formation, il termine le match comme arrière latéral dans une défense à quatre. Quelques errements dus à son manque d’expérience, mais serait-ce là son avenir ?)
Dimarco 5,5 : Il n’est pas encore au mieux, et cela se voit aussi bien physiquement, puisqu’il baisse de régime après la 20e minute, que dans la qualité de son jeu. Il commet des erreurs grossières, non seulement sur ses centres et ses passes, mais aussi sur les coups de pied arrêtés, sa spécialité.
(59e minute, Bisseck 6,5 : Il fallait de l’énergie et il en a à revendre. Il joue des coudes et impose son physique jusqu’à la 93e minute.)
Bonny 6 : Il se marche un peu sur les pieds avec Thuram, mais parvient tout de même à se montrer dangereux lors des rares occasions où le ballon lui arrive dans de bonnes conditions.
(75e minute, Mkhitaryan 6,5 : Il fallait de l’expérience, du calme et du sang-froid pour remporter un match devenu compliqué après le carton rouge de Bastoni : c’est là que le professeur entre en scène. Une passe décisive parfaite pour Carlos Augusto, une gestion impeccable du ballon, il ralentit le rythme et maîtrise la situation. Dommage pour l’occasion manquée sur une passe de Thuram.)
Thuram 6,5 : Il démarre bien, puis ralentit lorsque toute l’Inter peine à faire remonter les ballons de la défense vers l’attaque. Il comprend que le carton rouge de Bastoni peut peser sur le moral de l’équipe et accélère alors, entraînant la défense du Shakhtar dans son sillage. Sa passe pour Mkhitaryan méritait un meilleur sort.
Entr. Chivu 6 : Ses choix de départ ne convainquent pas. Son Inter est loin aussi bien de celle qu’il voudrait voir que de celle qu’on lui a demandée après Bruges. Il a le mérite de bien lire le match et décroche les 3 points grâce aux changements effectués depuis le banc.
Notes des joueurs du Shakhtar Donetsk
Riznyk 6,5 : Très réactif face à Thuram comme à Bonny, il ne peut rien dans son duel avec Carlos Augusto.
Vinícius Tobias 6,5 : Il se retrouve souvent dans l’axe avec beaucoup d’espace devant lui. Il part de bas, attire le pressing de Sucic, puis l’oblige à de longues courses vers l’arrière.
Bondar 5,5 : L’Inter passe rarement de son côté. Sur les ballons aériens, il se montre toujours très précis et attentif. Il est aussi le plus dangereux des siens avec cette tête à la 40e minute, qui oblige Martinez à réaliser une superbe parade.
Matviyenko 6 : Les seules occasions dangereuses de l’Inter viennent de son côté. Quand Bonny et Thuram parviennent à se mettre en évidence, c’est uniquement sur son flanc. Il prend pourtant de mieux en mieux leurs mesures au fil des minutes et passe même tout près d’égaliser à 1-1 en fin de match.
Pedro Henrique 6 : Il monte très rarement et se soucie avant tout de contenir Spence, puis Diouf, qui ne se montrent en réalité jamais dangereux. Rapide et vif dans ses replis défensifs.
Ocheretko 5,5 : Trop imprécis, il perd deux ballons dangereux en début de match, sur lesquels Riznyk sauve le résultat. Il gâche aussi une belle occasion de but sur corner. Il a le « mérite » de se faire bousculer par Bastoni après l’avoir provoqué et finit par provoquer son expulsion.
(à partir de la 72e, Isaque non noté)
Alisson Santana 6,5 : Le plus dangereux des siens. Son geste « à la Neymar » au-dessus de la tête de Dimarco est l’étincelle qui fait monter la tension dans le match et pousse l’Inter à perdre un peu la tête, puis Bastoni à son tour peu après.
(à partir de la 82e, Bruninho non noté)
Pedrinho 6 : Tant qu’il est sur le terrain, il est le plus menaçant des siens. Parti de la droite, il repique souvent dans l’axe et se montre dangereux à deux reprises : sur un tir dévié, puis sur une passe en profondeur qu’un coéquipier ne parvient pas à contrôler dans la surface, devant Josep Martinez.
(à partir de la 32e, Nazaryna 5,5 : On le voit très rarement et il ne parvient pas à atteindre le niveau du coéquipier qu’il a remplacé.)
Marlon Gomes 6 : Il commet beaucoup de fautes, provoque, cherche le contact, puis se laisse souvent tomber. L’arbitre allemand le laisse faire, mais il apporte peu d’autre chose à son équipe.
Mendoza 6 : Tout près d’être remplacé au milieu de la première période en raison d’un problème au bras, il reste finalement sur le terrain et livre une prestation solide dans les deux phases de jeu.
(à partir de la 72e, Newerton 6,5 : C’est tout de même le plus dangereux des siens en fin de match. Seule une superbe intervention de Josep Martinez le prive d’un but.)
Kauã Elias 5 : L’un des joueurs dont on parlait le plus avant le match reste le plus discret tout au long de la rencontre, sans jamais inquiéter la défense de l’Inter.
(à partir de la 72e, Traore non noté)
Entraîneur : Arda Turan 6 : Il aligne un Shakhtar qui parvient longtemps à rendre coup pour coup à l’Inter et lui pose même de gros problèmes. Il perd rapidement l’un de ses meilleurs joueurs et repart finalement avec zéro point, un sort qu’il ne méritait pas si l’on juge le match aux points.
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