Inter-Bruges
INTER
J. Martinez 4,5 - Il ne peut rien sur le penalty de Tresoldi. Puis il commet sa bévue habituelle : il sort inexplicablement jusqu'au milieu de terrain sur une action adverse qui ne l'exigeait pas et laisse le but vide pour le deuxième but de l'attaquant du club belge. Il repousse ensuite le ballon du troisième but dans les pieds de l'Italo-Allemand. Après Madrid, où cela pouvait être un cas isolé, et Udine, ce troisième épisode fait figure de preuve. Même s'il répond souvent présent sur sa ligne, il représente un problème pour l'Inter. Un problème à résoudre.
Bisseck 5 - Défenseur central chargé de participer à la relance, il se déconcentre parfois. Les joueurs de couloir rapides de Bruges le mettent souvent en difficulté. Son déficit de vitesse est évident et l'entraîne dans la débâcle avec ses coéquipiers.
Akanji 4,5 - Assez négligent au marquage de Tresoldi, il peine à le contenir et doit employer les grands moyens, ce qui lui vaut un carton jaune. Dans l'ensemble, il souffre de la différence de réflexes et de vitesse avec son adversaire, et son placement dans l'axe ne l'aide pas. Lent, souvent embarrassé, laborieux dans les relances : un match désastreux qui confirme ses difficultés de début de saison.
Bastoni 5,5 - Il tient sa position et se charge de la relance. C'est le moins mauvais des trois défenseurs. En fin de match, il sombre avec ses coéquipiers et semble fatigué lorsqu'il doit contenir les accélérations des rapides Potts et Forbs.
Diouf 5,5 - Une épine dans le pied adverse en attaque, beaucoup plus en difficulté lorsqu'il doit revenir défendre. Et face à des adversaires qui le défient en un contre un, comme ce soir, ses limites évidentes apparaissent.
Barella 5 - Il semble toujours coincé entre la récupération et la construction, sans parvenir à apporter la contribution nécessaire dans aucune des deux phases. Souvent pris au dépourvu lors des transitions du club belge, il coule avec tout le navire. (À partir de la 78e, Bonny 6,5 : il entre et apporte du dynamisme, en prenant la défense de Bruges de vitesse dans son dos et en inscrivant un superbe but après un dribble et une frappe enroulée. Il aurait peut-être dû entrer plus tôt.)
Çalhanoğlu 5 - En difficulté, curieusement dans le dosage de ses passes, mais aussi défensivement : c'est sa faute sur Forbs, qui filait vers le but, qui provoque le penalty. Il secoue ensuite la barre transversale d'une frappe puissante de l'extérieur de la surface, puis sort en raison de quelques problèmes physiques avant le naufrage final. (À partir de la 67e, Sucic 5,5 : sa frappe amène le deuxième but de Lautaro. Il entre alors qu'il faut attaquer et néglige un peu trop certaines tâches défensives.)
Zielinski 5 - Il tente davantage que ses coéquipiers de faire le lien et de se rendre disponible, passant aussi près du but. Sa prestation devient insuffisante lorsqu'il lance la contre-attaque de Forbs qui débouche sur le penalty donnant l'avantage au club belge. Il ne s'en remet plus ensuite. (À partir de la 88e, Stankovic non noté)
Dimarco 5 - Il ne semble pas encore être l'arme offensive décisive de la saison passée, probablement gêné par quelques problèmes physiques. Il commet quelques erreurs dues à la confusion, mais reste toujours dangereux lorsqu'il décoche une frappe du gauche, comme il le montre au milieu de la seconde période. Bien sûr, lorsqu'il faut ensuite défendre sur un diable comme Forbs, la mission se complique. (À partir de la 78e, Spence non noté)
L. Martinez 7 - Le grand joueur habituel, capable de résoudre les problèmes : un but lui est d'abord refusé, puis il invente celui de l'égalisation en prenant appui sur un pied pour décocher instantanément une frappe de la pointe du pied, digne d'un vrai numéro 9. En seconde période, il manque une énorme occasion de porter le score à 2-1 face à Sommer, avant de redonner espoir aux siens d'une reprise à bout portant pour le 2-3. Dernier à baisser les bras, il ressent la défaite comme du sel sur une plaie.
Thuram 6 - Il lutte avec sa vitesse et son physique contre les défenseurs centraux du club belge. Et quand l'occasion se présente de frapper de loin, il n'hésite pas une seconde. Il n'aurait probablement pas dû sortir, tant il semblait pouvoir se montrer dangereux face à une défense belge inattentive. (À partir de la 67e, P. Esposito 5,5 : il entre et tente de batailler avec les défenseurs centraux, mais voit peu de ballons. Il manque une énorme occasion face à Sommer.)
Entr. Chivu 5 - Ce n'est pas l'Inter que l'on admirait en Europe durant les deux années avec Inzaghi. Attaquer, c'est bien, produire du spectacle et des buts aussi, mais au football, il faut également défendre, et l'équipe semble l'avoir oublié cette année : une défense lente contrainte de couvrir beaucoup de terrain face à des joueurs de couloir rapides et véloces, cela se traduit toujours par une débâcle, surtout quand le gardien n'est pas une valeur sûre. Il affiche parfois une certaine suffisance tactique, qu'on lui pardonne en Italie grâce aux remontées de son équipe. En Europe, en revanche, ce n'est pas le cas.





