Le match de Conference League contre l'Ajax pourrait déjà être décisif pour l'avenir de Maurizio Sarri. Les performances de l'équipe jusqu'ici n'ont pas convaincu les propriétaires, et l'entraîneur doit redresser la barre sans attendre. Sinon, comme le rapporte le Corriere dello Sport, le risque d'un départ et d'un énième changement en cours de saison à Bergame pourrait devenir bien réel.
CalciomercatoLa Conference, un point fort
La Conference League est une compétition à laquelle les propriétaires italo-américains tiennent beaucoup. Jusqu’ici, c’est aussi celle dans laquelle l’Atalanta a le mieux réussi à exprimer les idées que l’entraîneur toscan a tenté d’insuffler à une équipe qui semble avoir perdu ses certitudes depuis l’après-Gasperini.
La victoire 3-1 contre le Pafos a été la meilleure prestation de la saison, du moins au vu de ce qui a été montré sur le terrain. Un signe positif qui n’a toutefois pas suffi à dissiper les interrogations suscitées par les autres sorties de l’équipe cette saison.
Sarri en danger ?
Ce sont surtout les performances en championnat, largement inférieures aux attentes, qui suscitent le mécontentement de Stephen Pagliuca et de la famille Percassi, les deux parties qui se partagent pratiquement à 50 % la propriété actuelle de l’Atalanta.
Une situation qui ne laisse plus à Sarri le droit à l’erreur : d’abord l’Ajax en Conference League, puis Frosinone. Deux rendez-vous délicats pour apporter des réponses concrètes et tenter d’inverser la tendance, tout en évitant que les discussions sur son avenir prennent encore plus d’importance.
Le « sauvetage » du contrat
Si Sarri conserve sa place sur le banc, du moins pour le moment, c'est grâce à au moins deux facteurs. D'un côté, il y a la volonté des Percassi de ne pas revivre une saison passée à tenter de rattraper son retard, comme la précédente.
De l'autre, facteur sans doute plus important, il y a le poids financier d'un contrat de 3,5 millions d'euros par saison pour les trois prochaines années, qui rendrait un éventuel limogeage particulièrement coûteux.
Un changement sur le banc ne serait donc, pour Giuntoli et les propriétaires, une décision ni simple ni immédiate. La marge de manœuvre de l'entraîneur toscan se réduit toutefois : pour faire taire les rumeurs sur son avenir, il faudra des résultats et des prestations convaincantes, dès les deux prochains matches.
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