Vous avez plus de 24 ans ?

Help us verify your age by providing an honest response. This site contains gambling advertising for 24+.

Age-restricted content

Vous n'avez pas l'âge requis pour consulter les contenus liés aux paris. Vous allez être redirigé vers la page d'accueil.

alt
مورينيو وفليك وسيميوني kooora
Traduit par

Analyse : Lopez pulvérise les défenses de l'Atlético Madrid dans une soirée façon « faux Mourinho »

Le FC Barcelone a arraché une victoire difficile dans l'antre de l'Atlético Madrid, en s'imposant (2-1), lors d'un match qui a opposé les deux équipes dimanche soir, dans le cadre de la 12e journée du championnat d'Espagne, une rencontre marquée par de nombreux moments techniques et tactiques remarquables.

Il ne fait aucun doute que le match a réuni deux des meilleurs entraîneurs du monde, l'Argentin Diego Simeone avec l'Atlético Madrid, et l'Allemand Hansi Flick, le directeur technique du FC Barcelone.

Flick a abordé la rencontre avec une formation en (4-1-4-1), misant comme à son habitude sur un jeu en défense avancée afin de piéger l'Atlético dans le hors-jeu, tandis que Simeone a disputé le match selon le schéma qu'il affectionne, le (4-4-2) « classique », en s'appuyant sur la vitesse des ailes et sur la capacité de son attaquant principal Julián Álvarez à exploiter les espaces grâce à ses appels dans le dos de la défense.

  • FBL-ESP-LIGA-VALENCIA-REAL MADRIDAFP

    Le faux Mourinho

    Diego Simeone a abordé la rencontre avec une approche tactique très proche de celle qu'avait proposée le Portugais José Mourinho avec le Real Madrid face au Barça lors du dernier Clasico, qui s'était soldé par une victoire du club merengue (2-1) sur la pelouse du Camp Nou.

    Mais la différence fondamentale entre les deux expériences réside dans le fait que le technicien argentin n'a adopté cette approche que durant la première mi-temps, à travers un pressing organisé et de bons mouvements collectifs pour fermer les espaces devant les ailiers du Barça, Lamine Yamal et Gordon, tout en préparant minutieusement ses attaques et en cherchant à exploiter le piège du hors-jeu.

    Au cours des 45 premières minutes, Simeone a réussi à livrer une prestation tactique remarquable et à imposer sa mainmise sur le déroulement du jeu, après avoir limité la capacité du Barça à construire ses attaques de la manière habituelle. Il est également parvenu à faire tomber les joueurs du club catalan dans le piège du hors-jeu à plus d'une reprise.

    La supériorité de Simeone ne s'est pas limitée à l'aspect défensif : son équipe s'est aussi montrée dangereuse dans les transitions offensives, se procurant plus de cinq occasions nettes durant la première période, que ce soit par des percées dans l'axe ou par l'exploitation des espaces sur les côtés.

    Le changement soudain du sens du jeu a constitué l'une de ses armes les plus marquantes : il entamait l'attaque par le flanc droit avant de la basculer rapidement vers la gauche, pour isoler Baena dans un duel individuel face à Fariñas, en même temps qu'Álvarez se décalait sur le côté gauche et que Simeone se déplaçait pour percer dans l'axe, des mouvements qui ont préparé le premier but.

    Mais le tableau a complètement changé après la pause, lorsque Simeone a renoncé à l'approche offensive et au pressing organisé pour se replier dans des zones défensives très basses, laissant la possession et la maîtrise au Barça sans réelle tentative de presser le porteur du ballon ou de perturber la construction des attaques.

    Ce repli a offert au club catalan l'espace et le temps de se créer des occasions à répétition, jusqu'à renverser le match et décrocher la victoire.

    C'est là qu'apparaît le point faible le plus flagrant dans la gestion de la rencontre par Simeone : après avoir démontré en première période sa capacité à rivaliser avec le Barça et à le dominer tactiquement lorsqu'il prenait l'initiative du pressing et de l'attaque, il a choisi en seconde période de renoncer à tout cela et d'offrir à son adversaire une maîtrise totale, dans un repli excessif qui lui a coûté le résultat du match.

  • L'Atlético laisse filer la victoire

    Au-delà des choix de Simeone et de son recul en seconde période, les joueurs de l'Atlético de Madrid portent une part de responsabilité dans la victoire envolée, après avoir gâché un grand nombre d'occasions durant la première mi-temps, où ils ont été la meilleure équipe et la plus présente dans les zones de danger.

    L'Argentin Julian Alvarez a été le principal responsable du gaspillage de ces occasions, après avoir échoué à transformer trois tentatives nettes en buts, malgré la facilité de certaines d'entre elles au regard de l'ampleur des occasions créées par son équipe.

    Le problème ne résidait pas dans l'accès au but de Barcelone, mais dans le manque d'efficacité devant celui-ci ; l'Atlético a en effet réussi à percer les défenses de l'équipe catalane et à atteindre les zones de menace à plusieurs reprises, mais il lui a manqué la dernière touche, qui aurait pu creuser l'écart et sceller la rencontre très tôt.

    Au lieu de capitaliser sur sa supériorité, le club madrilène a offert à Barcelone la possibilité de rester dans le match et de revenir dans la partie, se retrouvant par la suite à payer le prix des occasions gâchées.

  • Atletico Madrid v FC Barcelona - LaLiga EA Sports 2026/2027Getty Images Sport

    De Jong corrige le déséquilibre : Lopez sauve le Barça

    Hansi Flick a observé que le flanc droit de l'Atlético Madrid, occupé par Pubill, constituait une source majeure de danger, et a décidé d'intervenir dès le début de la seconde période en le remplaçant pour lancer le Néerlandais Frenkie de Jong, qui a occupé le poste d'arrière droit, tout en se transformant en milieu de terrain supplémentaire lors des phases de possession du Barça.

    Ce changement a donné au Barça un avantage évident au milieu de terrain, surtout avec le repli de l'Atlético dans ses zones défensives, puisque le club catalan est devenu la partie dominante de manière quasi absolue, et les espaces offerts à ses joueurs se sont multipliés, en même temps que Fermín López s'est vu accorder une plus grande liberté pour avancer et pénétrer dans les zones de danger.

    López a été sans conteste l'homme de la soirée du Barça, après avoir joué un rôle décisif dans le retour, en profitant d'une erreur individuelle de la défense de l'Atlético Madrid, pour frapper une balle inattendue depuis l'intérieur de la surface de réparation et faire trembler les filets, dans une action qui a ramené le club catalan dans l'ambiance de la rencontre.

    Avec la domination maintenue au milieu de terrain et le repli de plus en plus marqué de l'Atlético dans ses zones, Lamine Yamal s'est déplacé dans l'axe pour contribuer à la construction du jeu, permettant à López de trouver les espaces appropriés dans la surface de réparation, et de recevoir une passe magique de la jeune star, qu'il a traduite en but de la victoire, confirmant la supériorité du Barça durant la seconde période.

  • VOUS AVEZ APPRÉCIÉ CETTE HISTOIRE ?

    Ajoutez GOAL.com à vos sources préférées sur Google pour consulter davantage de nos articles

    Suivez GOAL sur Google
  • FBL-ESP-LIGA-ATLETICO-BARCELONAAFP

    Flick ferme toutes les portes

    Hansi Flick mérite également des éloges pour sa gestion de la seconde période. Non content de faire basculer le match sur le plan offensif, il a réussi à fermer les espaces devant l'Atlético de Madrid grâce à des ajustements tactiques successifs, à commencer par l'entrée d'Andreas Christensen à la place de João Cancelo sur le côté droit à la 60e minute, dans le but de renforcer la solidité défensive et de limiter le danger de l'adversaire.

    Après avoir inscrit le but de la victoire, le technicien allemand a procédé à de nouveaux changements pour sécuriser le résultat, en faisant entrer Eric García sur le côté droit, tout en repositionnant Christensen comme troisième défenseur aux côtés de Gerard Romero et de Pau Cubarsí, en plus de l'entrée de Gavi à la place de Bernal.

    Ces changements ont offert au Barça une densité défensive accrue et ont fermé les espaces que l'Atlético tentait d'exploiter, privant Simeone d'un retour dans le match et confirmant la supériorité de Flick dans la lecture du jeu et la gestion des détails, après avoir abordé la seconde période d'une manière totalement différente de celle de son adversaire.