Vous avez plus de 24 ans ?

Help us verify your age by providing an honest response. This site contains gambling advertising for 24+.

Age-restricted content

Vous n'avez pas l'âge requis pour consulter les contenus liés aux paris. Vous allez être redirigé vers la page d'accueil.

alt
Oakley Cannonier Brits Abroad 1:1GOAL

Oakley Cannonier : de Leeds à Hougang, sa vie de footballeur professionnel à Singapour

Chris Burton
Traduit par
  • Il n’y a pas si longtemps, les footballeurs britanniques qui jouaient à l’étranger étaient extrêmement rares. La réticence de chacun à quitter un environnement familier freinait l’élan collectif.

    Mais les temps ont changé. L’ouverture culturelle fait qu’aucun coin de la planète ne devrait désormais sembler trop éloigné. Quitter le nid et découvrir un autre mode de vie est une expérience à accueillir plutôt qu’à redouter.

    Bien sûr, il y a des défis à relever, sur le plan professionnel comme personnel. Mais pourquoi ne pas les accepter au lieu de les fuir ? De plus en plus de joueurs adoptent cet état d’esprit.

    Dans cette optique, et puisque l’on nous répète sans cesse que les voyages ouvrent l’esprit, GOAL racontera le parcours de quelques explorateurs intrépides qui ont franchi des barrières et peuvent aujourd’hui partager leurs conseils aussi bien sportifs que touristiques.

    Place maintenant à Oakley Cannonier, qui a fait les gros titres en Ligue des champions sans toucher un ballon à Liverpool et qui se trouve désormais à Singapour, où il joue au football professionnel pour Hougang United…

  • En s’inspirant de Torres

    Fernando Torres Liverpool
    Getty

    Torres, attaquant espagnol champion du monde, a conquis le cœur des supporters de Liverpool

    « J’ai commencé à jouer au football amateur dans une équipe appelée Rothwell. Je jouais là-bas et, tout à coup, mon père a reçu un appel de Leeds United. J’ai signé à Leeds à l’âge de neuf ans. Par la suite, Manchester City et Everton se sont intéressés à moi, mais j’étais un grand supporter de Liverpool, alors j’ai choisi ce club. »

    « J’adorais Fernando Torres quand il était à Liverpool, avec son bandeau et tout ça. Je mettais toujours les bandeaux de ma mère pour essayer de l’imiter. C’est vraiment Torres qui m’a donné le goût du football, quand Steven Gerrard et lui jouaient ensemble au milieu des années 2000. Le football ne m’intéressait pas vraiment avant l’âge de cinq ans environ. Puis, tout à coup, j’ai regardé jouer Liverpool et j’ai complètement changé. J’ai commencé à vouloir jouer au football tout le temps. Ce n’est pas vraiment quelqu’un de ma famille qui m’y a donné goût. »

  • S’attribuer une passe décisive en Ligue des champions

    Liverpool Barcelona 2019 Champions League
    Getty

    Cannonier célèbre une remontée épique en Ligue des champions aux premières loges à Anfield

    « Avant le match contre Barcelone, nous avons eu une réunion avec l’entraîneur adjoint de Jurgen Klopp. Il nous a dit : ‹ Le coach veut que le ballon soit remis en jeu le plus vite possible ›, parce qu’ils étaient menés 3-0 sur l’ensemble des deux matches. C’était donc mon état d’esprit : essayer de remettre le ballon en jeu le plus vite possible. Sur le but, le ballon a rebondi et est revenu sur le terrain, si bien que les joueurs de Barcelone ont pensé que c’était celui avec lequel ils jouaient. Mais comme il y avait plusieurs ballons, j’ai pu rapidement en lancer un autre sur le terrain. Trent a centré et Divock Origi a marqué. »

  • Demande de participer à l’émission de Piers Morgan

    Piers Morgan
    Getty

    À la suite d’appels téléphoniques tôt le matin, Cannonier a été invité à passer à la télévision à une heure de grande écoute.

    « Je suis rentré chez moi après et j’ai dit à ma mère : « J’ai vraiment aidé Liverpool ce soir. » Elle a ri et m’a répondu : « Oui, bien sûr. » Puis, à cinq heures du matin, elle n’arrêtait pas de recevoir des messages, et Piers Morgan a demandé à quelqu’un de l’appeler pour essayer de me faire venir dans son émission. Tout s’est emballé rapidement, et tous les gars à l’école me disaient : « Bien joué, mon gars ! » Ça a pris de l’ampleur très vite ! »

  • La concurrence des attaquants vedettes

    Roberto Firmino Liverpool
    Getty

    L’attaquant brésilien Firmino faisait partie de ceux qui se disputaient âprement une place dans l’équipe.

    « Je me suis blessé au mauvais moment à Liverpool. J’avais discuté de la possibilité de faire partie du groupe pour la Ligue des champions et de celui pour la Ligue Europa. À un moment, j’étais vraiment en pleine forme, et c’est là que toutes ces discussions ont eu lieu. Puis je me suis déchiré un ischio-jambier et j’ai été absent pendant quatre ou cinq mois. Après ça, le club passe simplement à autre chose. C’est fou comme les choses vont vite dans ces très grands clubs de football.

    « Pour être honnête, à Liverpool, je me suis toujours dit qu’avec les joueurs présents à mon poste, je devrais peut-être percer ailleurs. Il y avait Roberto Firmino et le club a recruté Darwin Nunez à l’époque pour environ 80 millions de livres sterling. La saison dernière, il a recruté Hugo Ekitike et Alexander Isak. Alors on se demande toujours : “Est-ce que j’ai vraiment une chance ?” On fait simplement de son mieux et on voit jusqu’où cela peut nous mener. »

  • Estimant qu’il était temps de changer

    Oakley Cannonier Liverpool
    Getty

    Cannonier a envisagé plusieurs options à l’approche de la fin de son contrat avec Liverpool.

    « J’avais des offres de clubs en Angleterre et d’autres clubs en Europe, mais je voulais partir dans un endroit complètement différent et me concentrer pleinement sur le football, dans un environnement un peu plus calme, loin de toute cette agitation. Je pouvais ainsi travailler et jouer au football, et y reprendre plaisir, car je ne jouais pas à Liverpool. Cela m’a donné l’occasion de travailler dur dans un championnat tranquille, mais aussi de bon niveau. »

  • Comment la décision de partir pour l’Asie a été prise

    Oakley Cannonier Liverpool
    Getty

    La taille faisait partie des facteurs pris en compte lors du départ pour Singapour.

    « L’option de Singapour s’est présentée assez vite. Le club a contacté mon agent en disant : “Nous sommes intéressés.” J’ai trouvé que c’était une très bonne opportunité. Je ne suis pas non plus très grand, alors je me suis dit qu’avec mon gabarit, je pourrais vraiment bien réussir en Asie. Aujourd’hui, en Angleterre, tout le monde veut de grands attaquants d’1,88 m ou d’1,91 m, costauds, alors que moi, je suis plutôt petit. Je me suis dit : “Allons jouer en Asie”, et c’est ce qui s’est passé. En plus, ça m’a vraiment plu.

    « Je suis allé à Singapour quand j’étais à Liverpool. Nous avions un tournoi ici, mais j’étais trop jeune pour vraiment envisager de revenir m’y installer. J’étais prêt à partir à peu près n’importe où. Je n’étais pas du genre à ne penser qu’à l’Angleterre, comme certains joueurs. »

  • Les plus grands défis rencontrés jusqu’à présent

    Oakley Cannonier Hougang United 2026
    Hougang United

    Cannonier s’est vite adapté à son nouvel environnement, loin de chez lui.

    « Je dirais que le plus difficile a été de quitter ma famille. Mais honnêtement, je n’ai pas trouvé ça si dur. Tout s’est bien passé pour moi, j’ai pris mes marques. Le club m’a beaucoup aidé, sur le terrain comme en dehors. Le plus dur, c’est simplement de ne pas être avec sa famille, même si la mienne vient me voir quand elle le peut. Évidemment, c’est loin et ça coûte cher. »

  • Les conditions météorologiques difficiles et la barrière de la langue

    Singapore sun weather
    Getty

    La chaleur en Asie du Sud-Est peut demander un temps d’adaptation.

    « Les premiers jours d’entraînement, avec la chaleur, je dégoulinais de sueur. Je me disais : “Oh mon Dieu !” Puis, quand on commence à jouer des matches, on s’y habitue. J’ai l’impression d’être désormais acclimaté. La langue ? Ce qui est bien à Singapour, c’est que tout le monde parle anglais ici. Ce n’est donc pas si difficile. Ce n’est pas comme si j’allais en Chine, où je ne comprendrais rien. Tout le monde parle anglais, et ça m’a probablement aussi facilité les choses. »

  • Comment est la vie à Singapour ?

    Marina Bay Singapore
    Getty

    Marina Bay Sands est l’une des attractions les plus emblématiques de Singapour.

    « Singapour est vraiment agréable, il y fait toujours chaud. C’est aussi un pays très sûr. Je n’ai vraiment rien de négatif à en dire, c’est un pays charmant. Mais moi, je m’entraîne, je rentre chez moi et je récupère. Je fais très attention à mon corps pour éviter de me blesser et rester en forme. Je rentre simplement récupérer, je ne sors pas beaucoup pour faire du tourisme ou ce genre de choses. Quand ma famille vient, je fais quelques activités. Nous sommes allés dans un endroit appelé Marina Bay, qui est vraiment agréable. C’est en quelque sorte la principale attraction touristique. »

  • La population locale et la cuisine

    Fish and chips
    Getty

    Cannonier reconnaît que certains plaisirs de chez lui lui manquent, notamment côté plats à emporter

    « Tous les habitants sont vraiment sympathiques et accueillants. Parmi les gars avec qui je joue au foot, il y a quelques Singapouriens, et ils sont formidables, vraiment gentils. Je n’ai pas parlé à beaucoup de Singapouriens, mais quand on se promène, on reçoit toujours un sourire. Ils n’ont jamais l’air de mauvaise humeur ou quoi que ce soit. Je pense que le climat aide aussi, par rapport à l’Angleterre ! »

    « Je n’aime pas vraiment découvrir de nouveaux plats, je suis assez difficile. J’aime la cuisine anglaise. Le fish and chips me manque ! Mais il y a des endroits vraiment sympas où manger. »

  • Surmonter ses doutes pendant un vol long-courrier

    Singapore Airlines
    Getty

    La durée moyenne d’un vol entre le Royaume-Uni et Singapour est de 13 heures et 20 minutes.

    « Je n’ai pas vraiment vécu d’expériences surréalistes, mais je vais être honnête : pendant le vol pour venir ici, je me suis dit : ‹ Oh non, qu’est-ce que j’ai fait ? › Cette pensée m’a traversé l’esprit pendant environ cinq minutes, puis elle a soudainement disparu. Depuis mon arrivée, je me sens parfaitement bien. »

  • Tant de choses à voir et à faire en Asie du Sud-Est

    Bali general
    Getty

    L’île idyllique de Bali et ses magnifiques stations balnéaires ne sont pas très loin.

    « Nous sommes allés en Malaisie pour un match de préparation et c'était sympa. C'est un peu différent de Singapour. Je dirais que Singapour paraît beaucoup plus récent. La Malaisie me semble un peu plus ancienne : il y a par exemple des chiens sauvages qui courent dans les rues, alors qu'on ne voit rien de tel à Singapour. Je trouve aussi Singapour beaucoup plus propre. Je n'ai pas encore visité Bali. Ma copine n'arrête pas de m'en parler, alors nous irons peut-être quand j'aurai quelques jours de repos. »

  • Comment se compare le coût de la vie ?

    Singapore dollars
    Getty

    Les produits de première nécessité coûtent cher dans certaines régions d’Asie du Sud-Est.

    « Singapour, c’est cher. Quand je suis allé en Malaisie, c’était très bon marché, mais Singapour, c’est cher. Pour être honnête, les prix sont comparables à ceux de Londres. »

  • L’entraînement en salle et les jeux vidéo occupent son temps libre

    Fortnite
    Getty

    Les jeux en ligne sont un bon moyen de garder le contact avec ses amis et sa famille.

    « Dans mon appartement, on a une piscine et une salle de sport. J’y vais souvent. Je ne sors pas vraiment pour découvrir les environs. Pour être honnête, je me consacre surtout au football et à rester en forme. Les jeux vidéo sont un bon moyen de garder le contact avec les gens de chez moi. Je joue un peu, mais le décalage horaire complique les choses. D’habitude, je joue avec mon frère et un ami. On joue beaucoup à Fortnite, mais le décalage horaire pose problème. Je n’ai pas vraiment pu jouer beaucoup avec eux, mais je peux jouer en ligne. Je vais aussi me procurer GTA, c’est certain. »

  • Comment profiter au mieux de Singapour

    Gardens by the Bay Singapore
    Getty

    Gardens by the Bay abrite la plus grande serre en verre du monde et propose un spectacle de lumières spectaculaire.

    « J’irais à Marina Bay, c’est vraiment joli. Et juste à côté, il y a un endroit appelé Gardens by the Bay où ils organisent un grand spectacle de lumières le soir. Tous les arbres sont couverts de lumières de différentes couleurs, et le spectacle dure 10 à 15 minutes. C’est vraiment beau la nuit. Et puis, il y a aussi le beau temps et le sentiment de sécurité. C’est probablement le pays le plus sûr que j’aie jamais visité. »

  • Le monde est vaste, allez le découvrir !

    World map
    Getty

    À l’ère moderne, davantage de joueurs sont prêts à prendre leur envol.

    « Je pense que beaucoup de joueurs issus des centres de formation des grands clubs croient aujourd’hui qu’il faut réussir en Europe et que, si l’on n’y réussit pas, on a échoué. Mais je vois les choses tout autrement : il faut sortir de sa zone de confort et essayer quelque chose de nouveau. C’est ce que je pense. Si vous faites ce premier pas, je pense que tout ira très bien pour vous. Il faut simplement avoir le courage de le faire. »

  • Que réserve l’avenir ?

    Oakley Cannonier Hougang United 2026
    Hougang United

    Cannonier compte profiter pleinement de son aventure sportive en Asie

    « Je ne sais pas vraiment ce que l’avenir me réserve. J’ai un contrat de deux ans ici. On verra bien ce qui se passera. Je ne refuserai pas l’Europe ou l’Asie si des possibilités se présentent. Je vais voir ce qui se passe et simplement me concentrer sur mon football.

    « Ici aussi, les gens sont fous de football. Ils adorent vraiment ça. Des gars comme mes potes, certains n’ont même pas de club. Je me suis dit : ‹ Qu’est-ce que vous faites ? › Ils ne veulent pas venir en Asie à cause de leur famille et tout ça. Je ne comprends pas vraiment, mais certains sont comme ça. »

  • Indice de qualité de vie

    Singapore flag
    Getty

    Comment se classe la vie à Singapour dans cinq domaines importants

    Climat : 7/10

    Nourriture : 6/10

    Habitants : 9/10

    Activités : 9/10

    Coût de la vie : 5/10

    Total : 36/50

    L’accès à Oakley a été facilité par InterLex Sport.

  • Rattrapez votre retard sur la série « Brits Abroad »

    Nick Swirad Brits Abroad Brunei 16:9
    GOAL

    Découvrez, grâce aux liens ci-dessous, d’autres témoignages de joueurs britanniques évoluant à l’étranger.

    Joueur

    Pays

    Indice de qualité de vie

    1

    Nick Swirad

    Brunei

    44/50

    2

    Daniel Adu-Adjei

    Croatie

    40,5/50

    3

    Ademola Ola-Adebomi

    Belgique

    39/50

    4

    Oakley Cannonier

    Singapour

    36/50

    5

    Ayo Obileye

    Finlande

    29/50

    6

    Tyler Fredricson

    Suisse

    29/50