Lorsque Stanley Matthews a remporté le tout premier Ballon d'Or en 1956, son trophée lui a été remis lors d'une petite cérémonie à l'hôtel de ville de Blackpool. Cette année, le contraste sera saisissant : le nom du lauréat sera dévoilé lors d'une soirée réunissant des célébrités, avec tapis rouge, au London Palladium, tandis que des millions et des millions de supporters du monde entier suivront la cérémonie en ligne ou à la télévision.
Les choses changent, bien sûr, et 70 ans représentent littéralement toute une vie. Mais le Ballon d'Or n'a pas tant évolué que vu sa popularité exploser. Au tournant du siècle, le trophée n'avait même pas une importance particulière : Michael Owen, lauréat en 2001, ne savait même pas ce que c'était, confiait-il à talkSPORT : « À l'époque, on n'en parlait jamais dans notre presse. »
Aujourd'hui, pourtant, le Ballon d'Or est omniprésent et alimente toute l'année les débats entre supporters et consultants sur l'identité du meilleur joueur du monde. Mais pourquoi en est-on arrivé là, et comment une distinction individuelle a-t-elle acquis un tel prestige dans un sport collectif ?






