Samedi dernier, lors du match Dijon-Nice de Ligue 1, Mario Balotelli s'était plaint de cris racistes à son encontre de la part d'une partie du public de Gaston Gérard. Mais ni le club bourguignon, ni l'arbitre de la rencontre ne les ont reconnus alors que le speaker du stade avait fait un appel pour que ces stupidités cessent. L'attaquant croyait ainsi parler dans le vide, mais ce lundi son club de l'OGC Nice s'est manifesté pour lui faire part de son soutien.
Dijon dompte Nice au bout du suspense
C'est Jean-Pierre Rivère, le président du Gym, qui a pris la parole. Dans une déclaration, publiée sur le site du club, il a à la fois défendu son joueur et aussi regretté que des actes isolés porte atteinte à l'image du football français. "Nous avons pris le temps de consulter les différentes parties avant de nous exprimer sur le sujet, a confié l'homme fort de l'OGCN. Nous déplorons que Mario ait eu à subir une nouvelle manifestation du racisme. C’est inexcusable, et il faut rappeler que ce n’est malheureusement pas la première fois depuis qu’il a rejoint notre championnat. Il a tout notre soutien (…) Comme l’a précisé l’entraîneur de Dijon Olivier Dall’Oglio, on n’est pas à l’abri « d’un ou deux abrutis ». C’est également notre sentiment, et Mario n’a d’ailleurs pas souhaité en rajouter après le match. Le public de Dijon n’est en rien coutumier du fait".
Rivère a par ailleurs précisé qu'il n'en voulait pas au DFCO pour ne pas avoir réagi par rapport à ce regrettable évènement. "Je n’ai aucune raison de remettre en cause la bonne foi des responsables dijonnais, ni de les accabler pour cet acte isolé, alors qu’ils sont aussi les victimes de cette affaire et que cela peut survenir n’importe où. Nous sommes tous convaincus de la même chose, le racisme n’a pas sa place dans un stade de football, ni où que ce soit", a-t-il confié.

