Sept matches pour l’un, onze pour l’autre. Depuis le début de la saison, Gianluigi Donnarumma et Keylor Navas se tirent la bourre dans les buts du PSG, sans que l’Italien et le Costaricien ne prennent un avantage.
Intérieurement, les anciens gardiens du Milan AC et du Real Madrid aimeraient très certainement être fixés mais Mauricio Pochettino a fait le choix de ne pas faire de choix dans cette concurrence et hiérarchie des gardiens parisiens. Une décision qui n’est pas sans risque mais l’entraîneur parisien s’est justifié dans les colonnes de L’Equipe.
"Je pense qu'il y a une vision erronée des choses, explique le manager argentin. Prenons les gardiens. Quand tu as deux joueurs en qui tu as confiance et qui démontrent chaque jour qu'ils peuvent jouer, ce serait injuste de donner la priorité à l'un des deux. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas un moment où on fera un choix. Mais je voudrais que vous compreniez qu'en tant que coach la facilité serait de dire: celui-ci est numéro 1, celui-là numéro 2."
"Il faut du courage pour mettre les deux en concurrence, leur faire comprendre qu'ils doivent être prêts quand on fait appel à eux et qu'ils soient performants. Au lieu de dire qu'on a manqué de cran de ne pas désigner un numéro 1 et un numéro 2, je préférerais qu'on souligne le courage du PSG d'avoir pris Donnarumma alors qu'il avait déjà Navas et Rico."
Une stratégie gagnante, vraiment ?
Il est vrai que la possibilité de recruter Donnarumma, seulement 22 ans et libre de tout contrat, était une affaire que Leonardo et le PSG ne pouvaient pas laisser passer.
De quoi donner de nouveaux maux de tête à Pochettino alors que le club parisien avait récompensé Navas de ses états de service depuis son arrivée, en le prolongeant jusqu’en 2024 quelques mois auparavant.
"Et si on désigne un numéro 1 qui joue tout et qu'il se blesse?, interroge-t-il. À partir du moment où le club a pris la décision de recruter Donnarumma, qui a terminé meilleur joueur de l'Euro, alors qu'il avait un numéro 1 comme Navas, il n'y avait pas de débat, on devait s'adapter. Notre responsabilité a été de dire: si vous pouvez être en concurrence et vous gérer ainsi, c'est la meilleure solution."
En ne faisant pas de choix, Pochettino préfère garder tout le monde sous pression. Une stratégie qui peut se révéler gagnante mais le passé récent du PSG avec Areola et Buffon a montré que cette situation pouvait être néfaste dans les performances individuelles et donc les résultats collectifs…



