Le PSG pourra-t-il un jour être propriétaire du Parc des Princes ? A cette question, Anne Hidalgo répondu de manière catégorique. Dans un entretien publié ce samedi par Le Parisien, la maire de Paris répond à l’un des lecteurs du journal qui l’interrogeait sur le sujet. « Très clairement, le Parc des Princes n’est pas à vendre et il ne sera pas vendu. C’est une position ferme et définitive. Il s’agit d’un patrimoine exceptionnel des Parisiens. »
Depuis les premières déclarations de Nasser Al-Khelaïfi qui avait déjà brandi la possibilité de déménager si le Parc des Princes n’était pas à vendre, l’édile de la capitale ne s’était pas encore prononcé publiquement sur la question du stade de la Porte de Saint-Cloud. Jusque-là, seul Emmanuel Grégoire, adjoint au maire en charge de l’urbanisme et qui est en contact avec le club sur ce dossier, avait pris la parole.
Mis au courant de l’entretien accordé à Hidalgo, le PSG a aiguisé ses couteaux et dégainé un communiqué dans la foulée pour répondre à ses propos. Entre les deux parties c’est la question de la rénovation et de quelle partie sortira les fonds pour réaliser les travaux dans un stade qui a plus de 50 ans.
La rénovation du Parc au centre des débats
« Il est décevant d'entendre que la Maire de Paris veut déloger le Paris Saint-Germain et ses supporters du Parc des Princes tout en ajoutant des dizaines de millions d'euros à la charge des contribuables parisiens pour maintenir la structure d’un stade qui a plus 50 ans et a besoin d’une rénovation complète », s’insurge le club qui brandit encore la menace d’un départ, affirmant que « la Maire force le PSG à quitter sa maison ».
Dans son interview, la maire de Paris semble ouvrir la voix à un dialogue au sujet de la rénovation du stade. «Bien sûr qu’il faut accompagner le PSG dans son envie et son besoin de rénovation, d’augmentation de la capacité, de modernisation du Parc, explique-t-elle. Rappelons tout de même que le contexte est contraint. Une partie du stade se trouve sur le périph, donc on ne peut pas creuser.
Du côté du PSG, les arguments restent identiques : hors de question d’investir dans une rénovation estimée à 500 millions d’euros, si le club n’est pas propriétaire des murs. « Tout le monde est perdant dans la position prise par la Maire. Le Paris Saint-Germain est maintenant obligé de trouver des options alternatives pour relocaliser le Club, privant Paris d’un investissement majeur pour son attractivité. »
Cette nouvelle passe d’armes ne signifie pas pour autant que le PSG ne jouera plus au Parc dans les prochaines. En 2014, la mairie de Paris et le club ont en effet signé un bail qui court jusqu’en 2044 et il ne devrait pas être si simple de s’en défaire.



